La flamme olympique, symbole de la vie, du respect de celle-ci, du droit le plus élémentaire de l’homme de vivre dignement, de mettre toute son ardeur à se dépasser, à évoluer…, cette flamme nous ramène à celle qui brûle en nous, à cette ardeur qui nous pousse à nous occuper des autres, à soulager leur souffrance, à accompagner leur croissance. Le premier des droits est celui de pouvoir satisfaire tous ses besoins, depuis les besoins physiologiques jusqu’à celui de se réaliser et de se dépasser. La défense de ce droit est la mission de la protection de l’enfance, des professionnels et de nombreuses associations. Et pourtant, pouvons-nous certifier que tous les enfants, de tous les milieux et dans toutes les conditions, bénéficient de ce droit que nous défendons ? Pouvons-nous garantir que leur besoin de sécurité est satisfait quand la violence entre à l’école ? Sommes-nous sûrs, au vu du taux d’échecs scolaires, que le droit de se réaliser et de se dépasser est respecté ?
La circulaire n° 2006-125 du 16 août 2006, relative à la prévention et à la lutte contre la violence en milieu scolaire, fait de la prévention de la violence à l’école une priorité nationale. Elle invite tous les professionnels de l’Éducation nationale, de la justice et de la protection judiciaire à collaborer pour faire barrage à la violence. Certes. Mais qu’en est-il de la bientraitance de l’enfant, de ce respect mis en acte pour lui permettre de grandir en sécurité et de se construire en développant son potentiel, en se dépassant chaque jour ?
La prévention de la violence a sans doute besoin de grandes mesures, mais elle est surtout constituée d’actions bienveillantes et bientraitantes au quotidien. Pour allumer une flamme, il faut une mèche et du feu. Pour aider les enfants à briller de toute leur flamme, il faut de l’amour et du respect ; quant à notre flamme de soignant, ou de “protecteur” de l’enfant, elle a besoin de professionnalisme et d’humanité.