La synthèse des États généraux de l’organisation de la santé rendue publique le 9 avril 2008 et la recommandation de la Haute Autorité de santé “Délégation, transferts, nouveaux métiers… Comment favoriser des formes nouvelles de coopération entre professionnels de santé ?” ont remis au premier plan des préoccupations des professionnels de santé, leur formation et, tout particulièrement, leur formation initiale.
Depuis des années, c’est un problème récurrent que des ministres de gauche comme de droite ont analysé et essayé de régler sans succès véritable. Les orthoptistes avaient élaboré des dossiers, participé aux réflexions et, chaque fois, proposé des solutions qui auraient pu améliorer la situation. Ils se sont heurtés à l’incompréhension et à l’hostilité de ceux qui ne peuvent accepter que des paramédicaux améliorent leur statut pour le plus grand bien de la société et plus encore des patients.
Aujourd’hui, l’Europe somme la France de traduire en droit français la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil, relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles. (JO de l’Union européenne du 30 septembre 2005). Ceci entraînera, de facto, le réexamen de nos études et leur réorganisation. Les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur sont concernés. Une première réunion avec la direction de l’hospitalisation et de l’organisation des soins a eu lieu, le 7 mai 2008, au ministère de la Santé.
Presque dans le même temps, Paris a vu la création d’une nouvelle école d’orthoptie. Elle accueillera à la rentrée prochaine une promotion d’étudiants qui viendra augmenter le nombre trop restreint de ceux qui étaient formés dans les treize écoles existant déjà en France. Il est indispensable que le cursus et le contenu de l’enseignement qui leur seront offerts soient plus en accord avec les compétences dont auront besoin les orthoptistes dans les années à venir.