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D. Bonnefont-Rousselot a, , b , R. Bittar b, M. Atassi c, E. Bruckert d, e, f, M.J. Chapman e, f
a Laboratoire de biochimie métabolique et clinique (EA 3617), faculté des sciences pharmaceutiques et biologiques, université Paris-Descartes, 4, avenue de l’observatoire, 75006 Paris, France b UF de biochimie des maladies métaboliques, service de biochimie métabolique, pavillon Benjamin-Delessert, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP–HP), 83, boulevard de l’Hôpital, 75651 Paris cedex 13, France c Fédération de biothérapies, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP–HP), 47, boulevard de l’Hôpital, 75651 Paris cedex 13, France d Service d’endocrinologie-métabolisme, groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière (AP–HP), 83, boulevard de l’Hôpital, 75651 Paris cedex 13, France e Université Pierre-et-Marie-Curie Paris-6, UMR S551, 75013 Paris, France f Inserm U551, dyslipoproteinemia and atherosclerosis research unit, 75013 Paris, France
Auteur correspondant.L’évaluation biologique du risque cardiovasculaire repose classiquement, en ce qui concerne les lipides, sur l’appréciation du cholestérol lié aux lipoprotéines de basse densité (low density lipoproteins [LDL]). Toutefois, le cholestérol-LDL sous-évalue le nombre de particules de LDL petites et denses, particulièrement athérogènes. Une nouvelle proposition d’analyse est basée sur des profils lipoprotéiniques obtenus par RMN (Liposcience, Raleigh, NC, United-States [Am J Cardiol 90 (2002) 22i–29i] ; collaboration avec M.J. Chapman, Inserm U551), permettant de quantifier le nombre de particules athérogènes contenant l’apolipoprotéine B (apoB-100). Cette analyse est rapide, reproductible et ne nécessite pas de séparation préalable des lipoprotéines par ultracentrifugation. Les signaux RMN proviennent des groupements méthyles terminaux présents dans les lipides de l’enveloppe et de la partie centrale de la lipoprotéine. Chaque sous-classe de lipoprotéine produisant un signal RMN spécifique, l’analyse de la contribution de chaque signal au signal global enregistré permet d’obtenir la concentration de chaque sous-classe. Le profil RMN ainsi obtenu comporte la concentration des sous-classes de particules (nanomole par litre ou micromole par litre), la concentration en masse des sous-classes de lipides (milligramme par décilitre par litre de cholestérol ou triglycérides), ainsi que les tailles moyennes (en nanomètre) des lipoprotéines de très basse densité (VLDL), basse densité (LDL) et haute densité (HDL). Ces tailles de particules [Circulation 113 (2006) 1556–1563] ne sont pas totalement superposables, en particulier celles des LDL, avec celles obtenues par des méthodes plus classiques telles que l’électrophorèse en gel de polyacrylamide des lipoprotéines isolées par ultracentrifugation [Clin Chem 52 (2006) 1722–1727]. Une standardisation des méthodes s’impose donc avant de généraliser leur utilisation en biologie clinique ; l’emploi de la technologie RMN nécessite en particulier des études complémentaires en vue de son application à des populations présentant des valeurs lipidiques extrêmes telles que les sujets hypercholestérolémiques homozygotes de type IIa. Serum level of cholesterol bound to low density lipoproteins (LDL-cholesterol) is the basic parameter used to assess lipid-related cardiovascular risk. This parameter however underestimates the number of small dense LDLs that are especially atherogenic. A new analytic proposal is based on the determination of lipoproteinic profiles obtained by NMR (Liposcience, Raleigh, NC, United-States [Am J Cardiol 90 (2002) 22i–29i]; collaboration with M.J. Chapman, Inserm U551), that allows to quantify the number of atherogenic apo B-100-containing particles. This analysis is rapid, reproducible and does not require a previous separation of lipoproteins by ultracentrifugation. NMR signals come from the terminal methyl groups of lipids located in the envelope and the core of lipoproteins. Each lipoprotein subclass produces a specific NMR signal, so that analysis of the contribution of each signal to the global signal gives the concentration of particles subclasses (nanomole per litre or micromole per litre), concentration in mass of lipid subclasses (milligram per decilitre of cholesterol or triglycerides), together with mean diameters (nanometre) of very low density lipoproteins (VLDLs), low density lipoproteins (LDLs) and high density lipoproteins (HDLs). These particles sizes [Circulation 113 (2006) 113: 1556–1563] are not totally superimposable with those obtained with more classical methodologies, especially polyacrymaide gel electrophoresis of ultracentrifugally isolated lipoproteins, especially for LDLs [Clin Chem 52 (2006) 1722–1727]. Standardization of methodologies is thus required before generalising their use in clinical biology; the NMR technology especially requires complementary studies for its application to populations with extreme lipid values, such as IIa homozygous hypercholesterolemic subjects.
Mots clés : RMN, Sous-classes des lipoprotéines, Taille des lipoprotéines, Dyslipidémie, Risque cardiovasculaire Keywords : NMR, Lipoprotein subclasses, Lipoprotein size, Dyslipidemia, Cardiovascular risk
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