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Journal des Maladies Vasculaires
Volume 33, numéro S2
page 91 (septembre 2008)
Doi : 10.1016/j.jmv.2008.07.083
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Éducation des patients traités par AVK. Étude comparant deux méthodes d’information initiale : orale ou orale avec support écrit
 

C. Landron, F. Roy-Peaud, E. Bellanger, P. Roblot
Service de médecine interne, CHU de Poitiers, France 


Mots clés : Éducation, Anticoagulants


La iatrogénie des antivitamines K (AVK) est un problème de santé publique. La méconnaissance par les patients des règles de base concernant ce traitement constitue un facteur de risque important à la fois d’accidents hémorragiques et de récidives thrombotiques. Le but de cette étude était de comparer ce que les patients retiennent d’une information orale seule ou d’une information orale accompagnée d’un support écrit (carnet édité par l’Afssaps). Les patients devaient être naïfs de tout traitement par AVK et devaient nécessiter la prescription d’AVK au long cours. Ils étaient randomisés pour recevoir une information orale seule ou une information orale et écrite. Le recueil des données était effectué 72h après la délivrance de l’information. Soixante-trois patients ont été inclus dans cette étude ; 56 % ont reçu l’information orale seule et 44 % l’information orale et écrite. Lors du recueil des données, l’indication du traitement et son effet anticoagulant étaient connu de 87 % des patients, le risque hémorragique était connu de 76 % d’entre eux. Quatre-vingt-dix pour cent des patients savaient qu’ils devaient prévenir leur médecin en cas de saignement. Mais 66 % ignoraient le nom du médicament, 61 % des patients ne connaissaient pas le nom du test biologique de surveillance (INR) et 48 % ne savaient pas leur objectif d’INR. Enfin, 17 % des patients n’avaient pas la notion du risque de l’arrêt du traitement sans avis médical. La moyenne obtenue au questionnaire était de 11,6 sur 16 dans les 2 groupes. La délivrance du carnet de suivi, à l’issue d’un entretien ne suffit pas à améliorer les connaissances des patients. Cependant, dans notre étude, seule la mémoire à court terme était étudiée. Il est probable qu’une répétition de l’information améliore la qualité des connaissances. Enfin, il semble possible de repérer, dès le premier entretien, les patients qui ne comprennent pas suffisamment l’information, donc à risque d’événement hémorragique ou embolique.




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