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Efficacité et tolérance de l’escitalopram dans les troubles anxieux : revue de la littérature

Doi : 10.1016/j.encep.2008.04.004 

A. Pelissolo 

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Résumé

Les antidépresseurs inhibiteurs spécifiques de recapture de la sérotonine (ISRS) font partie des médicaments de référence des troubles anxieux. L’escitalopram a la spécificité et la puissance d’effet ISRS des plus élevées, permettant d’envisager une action particulièrement intéressante dans ces pathologies. Des résultats d’essais cliniques sont disponibles depuis peu dans quatre indications de troubles anxieux chroniques. Dans le traitement du trouble panique, une étude contrôlée comparant les effets de l’escitalopram, du citalopram et du placebo sur dix semaines a conclu à l’efficacité de l’escitalopram (10mg/j) dans cette indication. Dans le trouble anxieux généralisé (TAG), plusieurs essais ont montré l’efficacité de l’escitalopram pour des traitements d’attaque sur huit semaines mais aussi à 24 semaines. Une étude de prévention des rechutes sur une période allant jusqu’à 76 semaines avec une taille d’effet importante permet d’obtenir plus de 80 % de maintien de la réponse à 24 semaines. L’escitalopram (10–20mg/j) est également indiqué dans les phobies sociales généralisées, trois essais contrôlés ayant montré sa supériorité face au placebo, avec notamment une étude de prévention des rechutes à 24 semaines et des résultats comparables au TAG. L’efficacité clinique de l’escitalopram dans les troubles obsessionnels-compulsifs (TOC) a été étudiée récemment dans une étude réalisée sur 466 patients comparant trois groupes pendant 24 semaines : l’escitalopram 10–20mg/j, la paroxétine 40mg/j, le placebo. Les résultats montrent que l’escitalopram, notamment à la dose de 20mg/j, est significativement plus efficace que le placebo et présente des avantages par rapport à la paroxétine : efficacité plus rapide (dès 6 semaines), pourcentage de patients répondeurs et en rémission plus élevé, meilleure tolérance, en particulier sexuelle. Une étude contrôlée a montré l’efficacité de l’escitalopram pour la prévention des rechutes de TOC à 24 semaines, avec un taux de rechute de 52 % lors du passage sous placebo contre seulement 23 % en cas de maintien de l’escitalopram. Ces résultats confirment l’intérêt de l’escitalopram dans le traitement des quatre troubles anxieux principaux, en termes d’efficacité, de tolérance à court et long terme et de prévention des rechutes pour les patients répondeurs à 12 semaines pour le TAG, les phobies sociales ou les TOC. L’efficacité pour la prévention des rechutes sur 24 à 76 semaines est particulièrement bien documentée avec une taille d’effet importante.

Summary

Introduction

Anxiety disorders are highly prevalent and disabling disorders, for which selective serotonin reuptake inhibitor (SSRI) antidepressants are an effective treatment. Escitalopram is the most selective SSRI available. Beyond its well-established efficacy in depression with or without anxiety, preclinical studies have demonstrated that escitalopram has a broad spectrum of anxiolytic activity.

Aim of the review

This review focuses on the therapeutic use and the tolerability issues of escitalopram in the treatment of adult patients with panic disorder, generalized anxiety disorder (GAD), social anxiety disorder, and obsessive-compulsive disorder (OCD), on the basis of numerous recent short-term and long-term controlled studies in these disorders. In a 10-week randomised, double-blind trial in patients with panic disorder, escitalopram (flexible doses 5–10mg/d) was significantly more effective than placebo in reducing the panic attack frequency, with a faster onset of action than citalopram. Fifty percent of escitalopram recipients and 38% of placebo recipients experienced no panic attacks, with a similar incidence of the most common adverse events for both groups.

Literature findings in PD

In an open-label study in elderly (>65 years) patients with panic disorder, improvement in panic attack frequency and secondary efficacy variables occurred more rapidly in escitalopram than citalopram recipients.

Literature findings in GAD

In four double-blind, comparative, eight- to 12-week studies in patients with GAD, escitalopram was more effective than placebo and at least as effective as paroxetine in reducing the mean Hamilton Rating Scale for Anxiety total score. Escitalopram 10–20mg/d demonstrated continued efficacy in a 24-week extension study of short double-blind trials and in a placebo-controlled, double-blind, 24/76-week relapse-prevention study. In this trial, escitalopram recipients showed a significantly longer time to relapse and reduced risk of relapse than placebo recipients, and the risk of relapse was 4.04 times higher in the placebo group than in the escitalopram group. Escitalopram was well tolerated and only 7% patients withdrew, due to adverse events in the escitalopram group, versus 8% in the placebo group.

Literature findings in social phobia

In two randomised, double-blind, 12- and 24-week studies in patients with social anxiety disorder (social phobia), escitalopram 10–20mg/d was generally more effective than placebo and at least as effective as paroxetine in reducing the mean Liebowitz Social Anxiety Scale total scores. In a 24-week double-blind, placebo-controlled relapse-prevention study, escitalopram recipients had a longer time to relapse and reduced risk of relapse compared with placebo recipients, and significantly fewer escitalopram than placebo recipients relapsed (22% versus 50%). In these studies, the treatment effects of escitalopram were independent of gender, symptom severity and chronicity, and comorbid depressive symptoms, and the drug was tolerated well.

Literature findings in OCD

Finally, in patients with OCD, escitalopram 20mg/d for 12 weeks was more effective than placebo, and at least as effective as paroxetine 40mg/day, with respect to a mean reduction from baseline in the Yale-Brown Obsessive Scale total score. In a 24-week, randomised, placebo-controlled relapse-prevention study, the proportion of patients who relapsed in the escitalopram group (23%) was 2.74 times lower than in the placebo group (52%). In both groups, the majority of adverse events reported were mild to moderate.

Conclusion

On the whole, numerous clinical data indicate that escitalopram, 10–20mg/d, is an effective and well-tolerated first-line treatment option for the management of panic disorder, GAD, social anxiety and OCD. Beyond short-term demonstrations of efficacy in these disorders, several controlled relapse-prevention studies showed the necessity and utility of maintaining the treatment six months or more after the remission has been obtained.


Mots clés : Escitalopram, Phobie sociale, Troubles anxieux, Trouble anxiété généralisée, Trouble obsessionnel-compulsif

Keywords : Anxiety disorders, Escitalopram, Generalized anxiety disorder, Obsessive compulsive disorder, Panic disorder, Social anxiety disorder


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© 2008  L’Encéphale, Paris. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
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Vol 34 - N° 4

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