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Algodystrophie ou syndrome douloureux régional complexe de type I

[26-293-A-10]
Jacques Pélissier : Professeur des Universités, praticien hospitalier
Eric Viel : Praticien hospitalier, département d'anesthésie et centre de la douleur
Valérie Chauvineau : Chef de clinique-assistante
Fédération de MPR, CHU Carémeau, rue du Professeur-Robert-Debré, BP 26, 30029 Nîmes cedex France
Christine Ricard : Praticien hospitalier
Consultation de la douleur, CHU Arnaud de Villeneuve, 371 avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34059 Montpellier cedex France
Michel Romain : Praticien hospitalier
Fédération de MPR, centre médical, 30240 Le-Grau-Du-Roi  France
Christian Hérisson : Professeur des Universités, praticien hospitalier
Département de MPR, CHU Lapeyronie, 371 avenue du Doyen-Gaston-Giraud, 34295 Montpellier cedex France

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Résumé

L'algodystrophie sympathique réflexe est définie comme un syndrome douloureux articulaire et périarticulaire lié à des perturbations vasomotrices, déclenché par des agressions diverses et évoluant typiquement d'une phase aiguë, fluxionnaire, douloureuse vers une phase secondaire dystrophique, avec raideur et rétractions. L'algodystrophie est fréquemment rencontrée en pathologie locomotrice ou neurologique. Sa physiopathologie n'est pas claire mais le rôle des systèmes de contrôle central de la douleur du sympathique paraît déterminant. Seule une identification clinique à un stade précoce, confirmée par l'existence d'une hyperfixation régionale à la scintigraphie osseuse, autorise un traitement associant rééducation fonctionnelle et thérapeutiques médicamenteuses. Cette prise en charge, dès la phase initiale chaude, a pour objectif de mobiliser et de prévenir rétractions et adhérences avant qu'elles ne s'installent, de drainer l'oedème des parties molles, de préserver la fonction et d'éviter l'exclusion fonctionnelle du membre. Elle est aidée de la prescription de divers médicaments qui ont fait la preuve de leur efficacité: corticothérapie transitoire, calcitonine en injections sous-cutanées ou intramusculaires, diphosphonates. Le rôle et l'indication des blocs sympathiques, postganglionnnaires (guanéthidine, buflomédil), ou ganglionnaires (bloc stellaire ou de la chaîne sympathique lombaire) restent discutés, et ne sauraient constituer la voie thérapeutique exclusive ou prédominante. L'algodystrophie est un syndrome douloureux rencontré en pathologie locomotrice pour lequel la précocité de la prescription de la rééducation et de médicaments adaptés, la qualité de la coordination des soins est gage de succès vis-à-vis d'une pathologie d'évolution volontiers traînante et invalidante en cas de prise en charge trop tardive et/ou incoordonnée.



Mots-clés : algodystrophie, douleur chronique, syndrome épaule-main, syndrome douloureux régional complexe

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