La traditionnelle cérémonie des Ig Nobel (en anglais lisez ignobles), ces anti-Nobel qui récompensent les travaux scientifiques ridiculement rigoureux ou rigoureusement ridicules, a eu lieu le 3 octobre. Ortho-Magazine ne manque jamais ce rendez-vous…
En ces temps de crise, remarquons que le prix Ig Nobel d’Économie n’est pas allé à un expert de la finance internationale, non, mais à trois chercheurs américains de l’université d’Albuquerque (Nouveau-Mexique) pour leur étude sur la relation entre le cycle menstruel des danseuses de lap-dance et le montant de leurs pourboires. Bilan : c’est en période d’ovulation qu’elles récoltent le plus…
L’Ig Nobel d’Archéologie a, lui, été déterré par deux savants brésiliens qui ont montré que les tatous brouillaient tous les repères chronologiques en labourant de leurs sales pattes un certain nombre de sites archéologiques.
L’Ig Nobel de Littérature est allé à l’étude anglaise « Espèce de salaud* : une exploration narrative de l’expérience d’indignation à l’intérieur des organisations » qui dissèque ce moment précis où un interlocuteur s’énerve, n’écoute plus rien, claque la porte (ou son interlocuteur) et se transforme en empêcheur d’organiser en rond.
Enfin, cocorico, une équipe de l’École vétérinaire de Toulouse a décroché le Ig Nobel de Biologie pour avoir prouvé que les puces de chien sautent plus haut que les puces de chat. La revue Veterinary Parasitology, qui a publié l’étude*, est éditée par Elsevier, comme Ortho-Magazine. C’est un peu de sa gloire qui rejaillit sur nous, non ?