Il y a un an, lors de la réunion de la Société française de neurochirurgie pédiatrique qui se tenait à Fontainebleau sous l’égide d’Alain Pierre-Kahn, l’équipe nancéenne a été chargée de coordonner une future table ronde sur le thème : « hypertension intracrânienne bénigne – pseudotumor cerebri ».
Il s’agit d’une pathologie éminemment curieuse, voire fascinante, qui, si elle ne met pas en jeu le pronostic vital, peut engager, en revanche, le pronostic visuel.
L’hypertension intracrânienne bénigne peut être idiopathique, ou associée à d’autres conditions pathologiques, à la prise de toxiques ou de médicaments. Décrite pour la première fois en 1897 par Quincke (Quincke, 1897) sous le terme de « méningite séreuse », la physiopathologie de l’hypertension intracrânienne bénigne n’est toujours pas complètement élucidée, même si la « voie finale commune » semble se situer au niveau du retour veineux de l’encéphale, gênant l’hydraulique normale du liquide cérébrospinal. Il nous a semblé utile d’en présenter les caractéristiques cliniques, physiopathologiques, et les principes thérapeutiques. Ces derniers sont éminemment variables en fonction des équipes et peu harmonisés. La prise en charge thérapeutique est également analysée, via le prisme de la série nancéenne.
Il nous a semblé utile que cette réunion de la Société française de neurochirurgie pédiatrique puisse déboucher sur un document écrit, document qui résume cette table ronde et qui peut permettre de mieux connaître cette pathologie et de mieux harmoniser nos pratiques de traitement de cette affection.
Au nom de Jean-Claude Marchal et moi-même, je voudrais chaleureusement remercier tous les orateurs qui ont accepté de consacrer un peu de leur temps à la préparation de cette table ronde et qui ont contribué à la rédaction de ce document. Je tiens enfin à remercier pour leur accueil plus qu’amical l’équipe toulousaine et, en particulier, Sergio Boetto et Michel Trémoulet.