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Antipsychotiques atypiques et syndrome malin des neuroleptiques : brève revue de la littérature

Doi : 10.1016/j.encep.2007.11.007 

S. Khaldi a  , C. Kornreich b, Z. Choubani c, R. Gourevitch d e

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Résumé

Introduction

Le syndrome malin des neuroleptiques (SMN), décrit en 1960 par Delay et al. [Ann Med Psychol 118 (1960) 145–152] sous le nom de syndrome akinétique hypertonique, représente un accident rare (fréquence estimée entre 0,02 % et 3,3 %), mais redoutable et engageant parfois le pronostic vital. Si la relation du SMN avec les neuroleptiques classiques (NC) est une donnée acquise, plusieurs auteurs ont aussi rapporté des cas de SMN faisant suite à la prescription de neuroleptiques atypiques (AA).

Objectif

Notre revue de la littérature a pour but de relever les différents cas de SMN au décours d’un traitement par un AA et d’étudier les différentes hypothèses physiopathologiques incriminées dans cette complication, parfois létale.

Méthode

Une recherche sur MEDLINE a été effectuée portant sur la période de janvier 1986 à juin 2005 en utilisant les termes neuroleptic malignant syndrom, d’une part, et l’un des termes suivants, d’autre part : atypical antipsychotics, amisulpride, clozapine, olanzapine, rispéridone, quétiapine, ziprazidone, side effects. Les cas où les AA étaient prescris en concomitance avec des NC ont été éliminés.

Résultats

Cette recherche a permis d’identifier 47 cas (huit femmes ; 39 hommes) avec cinq antipsychotiques atypiques : clozapine (n=12) ; olanzapine (n=18) ; rispéridone (n=11) ; quétiapine (n=3) ; ziprasidone (n=1) ; parfois en association (n=4). Aucun cas n’a été signalé avec l’amisulpride. Une évolution fatale a été constatée dans deux cas (un avec la rispéridone, un avec l’olanzapine). La plupart des patients avaient un diagnostic de schizophrénie (n=26). Les autres diagnostics se répartissaient comme suit : trouble schizoaffectif (n=9), trouble bipolaire du type I (n=3), bouffé délirante aiguë (n=1), retard mental (n=4), syndrome d’Asperger (n=1), trouble dépressif majeur (n=1) et démence (n=2). Ces résultats sont résumés dans un tableau. Dans presque la moitié des cas cette complication survenait chez des patients âgés de moins de 35 ans, avec un délai d’apparition moyen de 15 jours et des posologies moyennes usuelles.

Conclusion

Certains AA peuvent induire des SMN suffisamment sévères pour entraîner le décès. Le SMN n’est donc pas l’apanage exclusif des NC. Les antipsychotiques ayant un faible tropisme pour les D2 striataux peuvent induire des SMN (notamment la clozapine), ce qui fait envisager un rôle possible de la sérotonine et de la noradrénaline (et non de la seule dopamine) dans l’apparition du SMN.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Background

Neuroleptic malignant syndrome (NMS) is an uncommon, but potentially life threatening complication of neuroleptic drugs. In 1960, Delay et al. [Ann Med Psychol 118 (1960) 145–152] described the “syndrome akinétique hypertonique”(hypertonic akinetic syndrome) and its cardinal symptoms: hyperthermia, extrapyramidal symptoms, altered mental status and autonomic dysfunctions. The syndrome often develops after a sudden increase in dose of neuroleptic medication or in states of dehydration. The frequency of NMS with conventional neuroleptic drugs ranges from 0.02 to 3.3%. The pathophysiology of NMS is not clearly understood. It has been suggested that the potential to induce NMS of neuroleptics is parallel to the potency of dopamine blockade in the nigrostriatal tract, mesocortical pathway and hypothalamic nuclei. It is, however, intriguing that NMS may appear with atypical antipsychotics (AA) and especially clozapine (CLZ), which is mainly characterized by its low affinity to D1 and D2 receptors.

Objective

The purpose of this study was to review cases of NMS induced by AA agents reported in the literature and to discuss the pathophysiology of this complication.

Methods

Cases of NMS related to AA were collected by means of a MEDLINE literature search between January 1986 and June 2005. As key words we used: (NMS and AA), amisulpride (AMS), clozapine (CLZ), olanzapine (OLZ), risperidone (RIS), quetiapine (QTP), ziprazidone (ZPS) and side effects. For the purpose of our review, all cases were critically examined against standard NMS diagnostic criteria according to DSM-IV. Cases involving a coprescription of classical neuroleptics were excluded.

Results

Our search yielded 47 cases (eight women, 39 men) of NMS associated with AA meeting DSM-IV criteria. Patients’ mean age was 37 years, primary patient diagnoses were schizophrenia (n=26), schizoaffective disorder (n=9), bipolar disorder (n=3), mental retardation (n=4) and other diagnoses (n=5). Drugs involved were: CLZ (n=12), OLZ (n=18), OLZ and CLZ (n=1), OLZ and RIS (n=1), RIS (n=11), RIS and CLZ (n=2), QTP (n=3) and ZPS (n=1). No cases were reported with AMS. Twenty-nine of these 47 patients treated with AA received no other concomitant psychotropic medications; the remaining 18 patients received respectively, benzodiazepines (n=5), Valproate (n=5), lithium (n=4) and antidepressants (n=4). A lethal evolution occurred in two patients receiving in one case olanzapine, risperidone in the second, at a normal dose range.

Conclusion

Our review indicates that atypical antipsychotics can cause NMS even when prescribed in monotherapy. The occurrence of NMS when prescribing AA and especially CLZ is, however, intriguing, given its low potency to block D2 receptors. This indicates that a low extrapyramidal syndrome-inducing potential does not prevent NMS and suggests the possible role of serotoninergic and noradrénergic receptors in the pathophysiology of NMS.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Syndrome malin des neuroleptiques, Antipsychotiques atypiques, Amisulpride, Clozapine, Olanzapine, Quétiapine, Rispéridone, Ziprasidone, Effets secondaires

Keywords : Neuroleptic malignant syndrome, Atypical antipsychotics, Amisulpride, Clozapine, Olanzapine, Quetiapine, Risperidone, Ziprasidone, Side effects


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Vol 34 - N° 6

P. 618-624 - décembre 2008 Retour au numéro
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