Publicité

Médecine

Paramédical

Autres domaines

Table des matières S'abonner

Botulisme

[8-038-H-50]  - Doi : 10.1016/S1166-8598(09)50120-2  

M. Popoff a  , J.-P. Carlier a, B. Poulain b

Voir les affiliations

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 17
Iconographies 4
Vidéos 0
Autres 1

Résumé

Le botulisme est une affection neurologique se traduisant par des paralysies flasques, symétriques et descendantes. Elle est due à une neurotoxine (toxine botulique) produite par des bactéries anaérobies et sporulées, Clostridium botulinum et des souches atypiques de Clostridium baratii et Clostridium butyricum. Il existe sept formes, immunologiquement distinctes de toxine botulique (A à G), qui induisent toutes un tableau clinique de paralysie flasque en inhibant la libération d'acétylcholine au niveau des motoneurones et autres fibres nerveuses cholinergiques. Le botulisme humain est essentiellement dû aux toxines botuliques A, B ou E, le type B étant le plus fréquent en France. Il résulte soit d'une intoxination par ingestion de toxine préformée à la suite d'un développement de C. botulinum dans un aliment conservé, soit d'une toxi-infection due à une multiplication de C. botulinum et une production de toxine dans le tractus intestinal (botulisme infantile et certaines formes de botulisme chez l'adulte), ou au niveau d'une plaie contaminée (botulisme par blessure). Cette dernière forme de botulisme est observée plus particulièrement chez les utilisateurs de drogues par injection. Les premières manifestations du botulisme sont des troubles oculaires (diplopie, mydriase), suivies de difficultés de déglutition, d'une sécheresse de la bouche, et de parésies musculaires pouvant évoluer vers une paralysie et une insuffisance respiratoire, souvent mortelle. Les suspicions cliniques sont confirmées par mise en évidence de toxine botulique dans le sérum, les selles et/ou l'aliment contaminant, et de la bactérie neurotoxinogène dans les selles et/ou les aliments. Le traitement est essentiellement symptomatique, la sérothérapie n'étant réellement efficace que si elle est instaurée très précocement (24 premières heures). La prévention repose principalement sur l'hygiène en agroalimentaire, notamment sur les paramètres de conservation des aliments. La propriété inhibitrice de la libération d'acétylcholine de la toxine botulique est largement utilisée pour traiter certains dysfonctionnements moteurs (différentes formes de dystonie focale, spasticité), certaines formes d'hypersécrétion cholinergique, et elle a également des applications en cosmétologie.


Mots clés : Botulisme, Toxine botulique, Clostridium botulinum, Botulisme alimentaire, Botulisme infantile, Botulisme par blessure


Plan



© 2009  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Article précédent Article précédent
  • « Clostridium difficile » et pathologie digestive
  • F. Barbut, L. Beaugerie, J.-C. Petit
| Article suivant Article suivant
  • Syphilis
  • M. Janier, E. Caumes

Bienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.

Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à ce traité ?

Publicité