P51 - Néphropathie et risque cardio-vasculaire
Résumé
Introduction : Parmi les complications micro-vasculaires du diabète, la néphropathie est sans doute celle qui engendre le pronostic le plus défavorable puisqu’en plus d’exposer à un risque d’insuffisance rénale terminale, elle s’associe à une augmentation importante de la morbi-mortalité cardio-vasculaire.
Matériels et méthodes : C’est une étude rétrospective comporte 100 patients diabétiques de type 2 hospitalisés, présentant une néphropathie diabétique. Les différents aspects épidémiologiques, clinico-biologiques et thérapeutiques ont été étudiés.
Résultats : Notre population a comporté 54 femmes et 46 hommes, l’âge moyen était de 59,21 ± 11,79. Le BMI moyen était de 28,2 ± 5,35. Le tour de taille moyen était de 102,07 ± 10,99 cm chez les femmes et de 96,31 ± 14,3 cm chez les hommes
L’ancienneté moyenne du diabète était de 11,97 ans ± 7,8 Dans 37 % des cas le traitement était une insulinothérapie, une indication à une insulinothérapie a été posée chez 89,8 % parmi eux. La néphropathie était au stade de microalbuminurie chez 76 patients avec une altération de la fonction rénale chez 14 % des patients. Une hypertension artérielle était présente chez 53 patients. D’autres complications microangiopathiques étaient présentes à type de rétinopathie diabétique chez 58 cas et neuropathie chez 56 patients. Une insuffisance coronaire était retrouvée chez 22 patients et une artérite des membres inférieurs chez 24 patients, un AVC chez 16 patients. Une hypertriglycéridémie a été retrouvée chez 44 patients. Une hypo-HDLmie chez 38 patients. Une hyperLDLmie chez 58 patients.
Nous n’avons pas trouvé de corrélation entre la micro et la macroalbuminurie et le taux de l’HbA1c (p = 0,17), Il existait une corrélation positive entre le stade de la néphropathie et la présence d’une coronaropathie (p = 0,04), De même il n’existe pas de corrélation entre la micro et la macroalbuminurie et le taux de HDLc (p = 0,79), le taux des triglycérides (p = 0,22) ou le taux de LDLc (p = 0,34).
Conclusion : Il existe au cours de la néphropathie diabétique une augmentation du risque vasculaire avec une hypoHDLmie et une hyperLDLmie manifeste qui accentuent ce risque.
© 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 35 - N° S1
P. 40-41 - mars 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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