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P215 - Les érysipèles des membres inférieurs chez le diabétique au centre d’endocrinologie diabétologie du CHU d’Oran

Doi : DM-03-2009-35-S1-1262-3636-101019-200901027 

Z Benzian [1],

N Benabadji [1],

MA Amani [2],

S Merad [1],

M Belghani [1],

F Baghdad [1],

N Rouabhi [1],

FZ Guemri [1],

F Mohammedi [1],

K Faraoun [1],

T Benkhalifa [1]

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Résumé

Introduction : L’érysipèle des membres inférieurs chez le diabétique n’a pas de spécificité particulière, néanmoins une prise en charge rapide et efficace en milieu hospitalier s’impose, car le diabète constitue un facteur de gravité initial pour l’érysipèle.

L’objectif de notre travail est de décrire la prise en charge de l’érysipèle chez le diabétique dans notre contexte.

Patients et méthodes : C’est une étude rétrospective menée de janvier 2006 à juin 2008 portant sur 17 patients diabétiques adultes, 10 femmes et 07 hommes, hospitalisés dans notre service pour des lésions d’érysipèle.

Résultats : L’âge moyen au moment du diagnostic de l’érysipèle est de 59 ans (21-80), avec un sex-ratio (femme/homme) de 1,4. Le diabète est de type 2 dans (94 %) alors que le type 1 représente (6 %,) la durée moyenne d’évolution du diabète a l’admission est de 13 ans. L’obésité est notée dans 35,3 % avec un BMI moyen de 27,7 kg/m2.

Le traitement antidiabétique à l’admission : ADO (64,7 %), insuline (29,4 %), traitement mixte (5,8 %). Le siège de la lésion : pied (64,7 %), jambe (53 %), cuisse (17,6 %), la localisation était unilatérale dans 88,2 % et bilatérale dans 11,8 % des cas. Une porte d’entrée était retrouvée dans 82,3 %. Un terrain prédisposant a été noté chez 82,3 % des cas, représenté essentiellement par l’âge (71,4 %) l’obésité (42,8 %) suivis par les maladies cardio-vasculaires (35 %) et les AINS (28,5 %). Le traitement antibiotique institué en première intention était à base de pénicilline G (76 %), pristinamycine (12 %), céphalosporines (12 %). Le traitement anticoagulant a été utilisé chez (91 %) des patients. L’évolution était favorable chez 82,3 %, défavorable avec décès suite à une facsiite nécrosante chez 17,7 % des cas.

Conclusion : L’érysipèle chez le patient diabétique est une affection grave qui nécessite une prise en charge précoce en milieu hospitalier. Le traitement antibiotique utilisé en première intention reste la pénicilline G avec, souvent, nécessité d’un double voir d’une triple antibiothérapie. Le traitement d’une éventuelle porte d’entrée et la correction des facteurs prédisposants restent les seuls garants d’une prévention efficace.




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Vol 35 - N° S1

P. 78 - mars 2009 Retour au numéro
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  • P214 - Profil clinique, bactériologique et thérapeutique de l’infection du pied diabétique. À propos de 31 cas
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