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Troubles respiratoires au cours du sommeil, obésité et diabète

Doi : 10.1016/S1769-4493(04)70165-X 

V. Viot-Blanc

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Résumé

Diabète et troubles respiratoires du sommeil (TRS) ont en commun d’être associés à l’adiposité viscérale et à l’âge. Des études menées aussi bien en population clinique qu’en population générale ont montré que le syndrome d’apnées du sommeil est un facteur de risque pour l’insulinorésistance, indépendant de l’obésité et constitue un risque cumulatif pour le diabète avec cette dernière. Une étude récente a montré pour la première fois un effet favorable de la pression positive continue sur l’insulinorésistance surtout quand l’obésité est modérée. En revanche il n’a pas été établi clairement si le diabète était un facteur de risque pour les TRS. Plusieurs mécanismes par lesquels le SAS pourrait perturber le métabolisme du glucose sont possibles : l’activation du système nerveux autonome, la privation de sommeil et l’hypoxie intermittente. Pour certains, l’association des TRS et de l’insulinorésistance ne devrait rien au hasard et ces derniers devraient faire partie du syndrome métabolique avec l’obésité, l’HTAou ladyslipidémieet pourraient jouer un rôle actif dans la constitution du risque cardiovasculaire. Le SAS n’est pas le seul trouble du sommeil associé à l’obésité ; le syndrome hypoventilation-obésité comporte outre un excès de poids une hypercapnie au cours de la veille. Il est fréquemment associé au SAS mais peut parfois être isolé. Le dépistage des TRS devrait faire partie de la stratégie de prévention du diabète chez les obèses mais aussi de la prévention du risque cardio-vasculaire en tant que facteur indépendant.


Mots-clés : Troubles respiratoires du sommeil, apnées, diabète, insulino-résistance, obésité, leptine, risque cardiovasculaire, syndrome métabolique


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Vol 1 - N° 1

P. 31-36 - septembre 2004 Retour au numéro
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