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Le risque infectieux en chirurgie orthopédique

[44-005]
C Vielpeau : Professeur, Chirurgien des hôpitaux de Caen
B Locker : Praticien hospitalier
T Van Nedervelde : Chef de clinique, Assistant
V Heuguet : Chef de clinique, Assistant
Service d'orthopédie B (Pr C. Vielpeau), Centre hospitalier universitaire, 14000  Caen  France
Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Techniques chirurgicales - Orthopédie-Traumatologie
et remplacé par un autre article plus récent: cliquez ici pour y accéder

Résumé

Le quart de siècle qui vient de s'écouler, et surtout depuis John Charnley, a été marqué par l'irruption de la chirurgie prothétique dans le traitement des maladies de l'appareil locomoteur, principalement à la hanche et au genou. Pendant que le dessin des prothèses évoluait, que les techniques d'implantation s'affinaient, que les indications se précisaient, il a fallu également lutter contre deux « maladies » d'ordre général susceptibles de grever lourdement les résultats : les complications infectieuses et thromboemboliques.

L'infection est vécue par le chirurgien comme un drame car elle peut réduire à néant les espoirs fonctionnels brillants que le malade est en droit d'attendre d'une arthroplastie.

Le microbe peut être partout : dans l'air, sur la peau du malade, sur les mains du chirurgien, sur les instruments ancillaires, sur l'implant. Aux causes multifactorielles de l'infection doivent répondre des moyens multidirectionnels de prévention.

Installée, l'infection peut s'exprimer de façon aiguë ou torpide et le diagnostic n'en est pas toujours aisé.

Elle compromet dans tous les cas le devenir de l'articulation. Les procédés de sauvetage aboutissent à des résultats variables selon sa gravité ou son retentissement sur les supports osseux de la prothèse, permettant tantôt la remise en place d'un implant, tantôt conduisant à la résection articulaire pour la hanche, ou à l'arthrodèse pour le genou.

L'infection en orthopédie peut avoir de graves conséquences fonctionnelles, mais c'est aussi une complication lourde de conséquences sur le plan socio-économique qui rend dérisoires les dépenses apparemment coûteuses de prévention.

Nelson évalue à 2500 dollars le coût pour la société d'une prothèse de hanche infectée  [64].

Plan



© 1989  Elsevier, Paris. Tous droits réservés.

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