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012 - Traitement du lymphome primitif intra-oculaire chez une souris immuno-compétente par anticorps anti-CD20 en présence de complément.

Doi : JFO-04-2009-32-HS1-181-5512-101019-200902362  

L* NOUVEL,

JF MINEO,

C KARKOUTLY,

A SCHEFFER,

JP DESSAINT,

M LABALETTE,

JF ROULAND,

P LABALETTE

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Résumé

Introduction : Le lymphome primitif intra-oculaire (LPIO) est une tumeur agressive pour laquelle les traitements actuels atteignent leurs limites. L’immunothérapie par anticorps monoclonal anti-CD20 (rituximab) a nettement amélioré le pronostic des lymphomes B non-hodgkiniens systémiques. Administré par voie générale, ce traitement est peu efficace sur les lymphomes primitifs intra-oculaires car les barrières hémato-rétiniennes limitent le passage intra-oculaire des anticorps. De plus, les taux trop faibles de complément dans le vitré ne permettent pas à la cytotoxicité médiée par le complément de s’exprimer alors qu’il s’agit d’un des principaux mécanismes d’action du rituximab.

Matériels et Méthodes : In vitro, des cellules lymphomateuses B murines, syngéniques d’une souris immunocompétente et transfectées au CD20 humain (38C13CD20+), ont été incubées avec du rituximab associé ou non à du sérum, utilisé comme source de complément. In vivo, après implantation tumorale intra-oculaire de cellules 38C13CD20+, des injections locales de rituximab, seul ou associé au sérum, ou d’un anticorps irrelevant (trastuzumab) associé au sérum (groupe « contrôle ») ont été réalisées à J2, J4 et J6. L’apparition d’une exophtalmie, signe d’évolutivité tumorale le plus pertinent, a été cliniquement évaluée. Des injections de sérum seul sans inoculation tumorale préalable ont également été réalisées.

Résultats : Il existe un effet synergique entre rituximab et sérum, objectivé à la fois in vitro et in vivo. Seuls 58 % (8/14) des souris ayant bénéficié de l’association rituximab et sérum ont développé une exophtalmie, contre 92 % (11/12) en cas de traitement par rituximab seul et 100 % (12/12) dans le groupe contrôle. D’autre part, la tolérance locale des injections de sérum seul est satisfaisante.

Discussion : Dans notre modèle murin de LPIO, l’injection locale de rituximab et de sérum diminue l’incidence des exophtalmies, l’adjonction de sérum potentialisant l’action du rituximab. Chez l’homme, la réalisation d’injections intra-vitréennes de rituximab associé à du sérum autologue est techniquement envisageable.

Conclusion : Le pronostic des LPIO reste péjoratif : l’immunothérapie locale pourrait compléter un arsenal thérapeutique actuellement limité. L’efficacité et l’innocuité d’injections intra-oculaires conjointes de rituximab et de sérum chez la souris laissent envisager une utilisation possible chez l’homme.




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Vol 32 - N° HS1

P. 20-21 - avril 2009 Retour au numéro
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