570 - Panuvéite unilatérale avec PCR positive pour (human herpes virus 6) dans l’humeur aqueuse : à propos d’un cas.
F* GLATRE,
E ROUSSEAU,
F BACIN
Résumé
Introduction : HHV6 est un virus de la famille Herpès, ubiquitaire, contracté dans la petite enfance, dont les atteintes ophtalmologiques sont peu connues.
Matériels et Méthodes : Nous rapportons le cas d’une patiente de 47 ans, aux antécédents de polyarthrite rhumatoïde, traité par étanercept, et de tuberculose pulmonaire traitée en 1984, présentant une panuvéite unilatérale d’apparition brutale. Elle va bénéficier de sérologies infectieuses, d’un scanner thoracique ainsi que d’une ponction de chambre antérieure pour recherche des virus Herpès, de toxoplasmose et de tuberculose.
Résultats : La polymerase chain reaction (PCR) HHV6 dans l’humeur aqueuse sera positive dès le lendemain du prélèvement motivant un traitement immédiat par antiviraux, le ganciclovir, associé, dès le début devant la forte suspicion clinique de toxoplasmose oculaire, à de la pyriméthamine et sulfadiazine. La toxoplasmose sera confirmée biologiquement, deux semaines après, par la positivité du coefficient de Witmer-Desmons signant la synthèse intra-oculaire d’immunoglobulines spécifiques, et l’ascension de la sérologie. La PCR toxoplasma gondii sur humeur aqueuse est restée négative. La patiente a donc reçu un traitement antiviral pendant quinze jours, interrompu devant l’évolution favorable et l’aspect typique de foyer toxoplasmique, et anti-toxoplasmique pendant trois mois. L’évolution clinique sera favorable avec retour à son acuité visuelle antérieure sans autre symptomatologie et cicatrisation du foyer.
Discussion : Ce cas pose de nouveau la question de la prise en charge d’HHV6 dans diverses affections, notamment méningite, encéphalite, épilepsie, sclérose en plaque, uvéite mais aussi pneumopathie et hépatite, où sa réactivation a été prouvée mais où son rôle n’est pas encore clairement établi. Par exemple, dans ce cas, initialement, on ne pouvait écarter une nécrose rétinienne aiguë. La positivité de la PCR HHV6 a imposé un traitement antiviral en urgence. Puis la co-infection a été prouvée ne permettant pas d’affirmer la pathogénicité de sa réactivation d’autant plus que l’aspect évoquait une toxoplasmose. Néanmoins HHV6 peut-être un facteur favorisant de toxoplasmose tout comme a pu l’être l’étanercept.
Conclusion : HHV6 est retrouvé dans diverses inflammations du SNC, notamment oculaire, mais son rôle et son traitement sont encore mal définis.
© 2009 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 32 - N° HS1
P. 172-173 - avril 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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