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Fractures de l'extrémité inférieure du fémur de l'adulte

[14-080-A-10]  - Doi : 10.1016/S0246-0521(09)43668-4 

P. Chiron  : Professeur des Universités, praticien hospitalier

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Résumé

Les fractures de l'extrémité inférieure du fémur sont à l'origine de séquelles à type d'ostéite, de raideur et d'arthrose par cal vicieux ou traumatisme du cartilage. Elles sont provoquées par un traumatisme à haute énergie par exemple lors d'un accident de la voie publique, avec un fort risque d'ouverture du foyer, ou à basse énergie chez des personnes fragilisées ostéoporotiques, porteuses le plus souvent d'une arthroplastie de la hanche ou du genou. Ces fractures, souvent complexes, touchent l'articulation portante la plus volumineuse de l'organisme. La faible hauteur de l'épiphyse restante prise entre les deux bras de levier du fémur et du tibia rend difficile l'obtention d'une ostéosynthèse stable pourtant indispensable à une mobilisation précoce. Elles sont relativement peu fréquentes, mais les types en sont nombreux, chacun posant un problème diagnostique et technique différent ; par conséquent, les opérateurs ont une courbe d'apprentissage limitée. Le choix d'une classification doit permettre de mieux comprendre les différents types et de choisir pour chacun d'eux le matériel d'ostéosynthèse le plus adapté, telles les classifications de Nordin pour les fractures unicondyliennes et de Chiron pour les fractures métaphysoépiphysaires. De nos jours, le traitement chirurgical par ostéosynthèse est supérieur au traitement orthopédique pour appliquer les principes du traitement des fractures épiphysaires, une réduction anatomique et une fixation stable des fragments osseux permettant une rééducation précoce du genou. Des matériels d'ostéosynthèse de principes différents spécifiques pour cette localisation anatomique, sont proposés ; il convient de ne pas être partisan de l'utilisation d'un principe de fixation ou d'un autre, mais de choisir pour chaque type de fracture le matériel le plus adapté. Le principal facteur aggravant est la coexistence d'une fracture de l'extrémité inférieure du fémur avec une fracture articulaire de la rotule ou du plateau tibial.


Mots clés : Fracture de l'extrémité du col du fémur, Complications d'une fracture, Fracture condylienne


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