Prise en charge de 315 épisodes neutropéniques fébriles dans un centre anticancéreux - 16/06/09
, M. Billhot a, M. Dupon a, H. Eghbali b, C. Donamaria b, F.-A. Dauchy a, J. Reiffers b| pages | 6 |
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Résumé |
La conduite à tenir en cas de neutropénie fébrile après une chimiothérapie anticancéreuse fait l’objet de recommandations validées. Chaque centre peut les adapter en fonction de sa propre écologie bactérienne.
Méthode |
Grâce à une étude rétrospective de trois ans (2001–2003), 315épisodes de neutropénie fébrile après une chimiothérapie (66 % pour tumeur solide et 31 % pour tumeur hématopoïétique) étaient analysés.
Résultats |
La fièvre était constatée dès l’admission dans 270cas. Pour 279épisodes, aucune antibiothérapie n’avait été prescrite avant l’hospitalisation. En dehors d’une mucite, il existait un point d’appel clinique ou radiologique dans 46 % des cas. Vingt-huit pour cent des épisodes étaient associés à une bactériémie (42 % à Gram positif, 51 % à Gram négatif) et 14 % étaient documentés par des prélèvements locaux (58 % à Gram négatif). La durée de la fièvre était inférieure à sept jours dans 88 % des cas, la durée de la neutropénie inférieure à sept jours dans 80,8 % des cas. 79,7 % des patients avaient reçus l’un des trois protocoles recommandés par le centre (ceftriaxone+tobramycine ; ceftriaxone+ciprofloxacine ; ceftriaxone+ofloxacine) ; 13,3 % avaient reçu un autre schéma antibiotique ; 7 % n’avaient reçu aucun antibiotique. Parmi les patients ayant suivi les recommandations, 68,5 % ont obtenu un succès thérapeutique (résolution de la fièvre sans récidive et sans modification de l’antibiothérapie initiale).
Conclusion |
Les bactéries à Gram −, à l’exception du pyocyanique, prédominaient. Une bi-antibiothérapie C3G+aminosides ou fluoroquinolones était efficace. Il n’était pas nécessaire de prescrire un glycopeptide en première intention.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Management of febrile neutropenic patients is described in guidelines. Each cancer center can adapt these according to its local bacterial ecology. We present a retrospective study made in a cancer center from 2001 to 2003.
Method |
Three hundred and fifteen febrile neutropenic episodes after chemotherapy (66% for solid tumor) were analysed.
Results |
For 279episodes, no antibiotic therapy was given before admission. Clinical or radiological manifestations occurred in 46%; microbiologically documented infections by hemocultures in 28% (Gram positive: 42%; Gram negative: 51%) and by puncture in 14% (Gram negative: 58%). The length of pyrexia was inferior to 7days in 88% and neutropenia inferior 7days in 80.8%. 79.7% of episodes were treated with one of the three antibiotic therapy recommended by the center (ceftriaxone+tobramycin; ceftriaxone+ciprofloxacin; ceftriaxone+ofloxacin); 13.3% were treated with an other therapy; 7% received no antibiotic therapy. 68.5% of patients treated with one of the three antibiotic therapies, became afebrile without changing the antibiotic protocol.
Conclusion |
In our study, there were a majority of Gram negative bacteria except for Pseudomonas aeruginosa. The three antibiotic therapy recommended by the center (third generation cephalosporin+aminoglycosides or fluoroquinolones) were effective and glycopeptide was not necessary in first intention treatment.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Antibiothérapie, Chimiothérapie, Fièvre, Neutropénie
Keywords : Antibiotic therapy, Chemotherapy, Fever, Neutropenia
Plan
Vol 39 - N° 6
P. 388-393 - juin 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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