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Luxations du coude

[14-042-A-10]  - Doi : 10.1016/S0246-0521(09)48916-2  

P. Mansat  , N. Bonnevialle

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Résumé

Les luxations du coude peuvent être classées en fonction de cinq critères : leur ancienneté, les articulations intéressées, la direction principale du déplacement, l'importance du déplacement et la présence ou l'absence de fractures associées. La luxation postérolatérale du coude représente l'épisode d'instabilité aiguë le plus fréquent et fait suite à un traumatisme en valgus du coude, supination de l'avant-bras et compression axiale. Ce traumatisme induit une lésion du complexe ligamentaire collatéral radial, qui s'étend vers la capsule, pour atteindre le compartiment ligamentaire collatéral ulnaire. Le traitement en urgence conditionne la qualité du résultat final. La tendance actuelle est au traitement adapté à la stabilité du coude après réduction, en favorisant les mobilisations précoces dans des secteurs protégés. Lorsqu'il s'agit d'une luxation complexe du coude, associée à une ou des fractures (tête radiale, processus coronoïde, olécrane), le principe est de réparer en urgence les éléments de la stabilité du coude, en synthésant les fractures et en réparant les ligaments pour permettre une mobilisation précoce parfois protégée par un fixateur externe. Les luxations récidivantes du coude sont peu fréquentes. De connaissance ancienne, elles ont été récemment démembrées. Elles sont le plus souvent liées à une incompétence du complexe ligamentaire latéral. Des tests cliniques spécifiques permettent de faire le diagnostic de cette instabilité et de proposer un traitement reposant sur la reconstruction chirurgicale du ligament collatéral latéral. Les luxations invétérées du coude proviennent des séquelles des luxations du coude dont le traitement a été inadéquat. La répercussion fonctionnelle est variable. Même si l'abstention thérapeutique était la règle, l'indication de réduction sanglante dépend de l'ancienneté du traumatisme, de la position de la raideur et du secteur fonctionnel conservé. Dans tous les cas, les résultats sont peu prévisibles et le pronostic doit être réservé.


Mots clés : Coude, Instabilité, Luxation, Olécrane, Processus coronoïde


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