Publicité

Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Don d’organes et population tunisienne, attitude et opinion ?

Doi : 10.1016/j.lpm.2009.05.019  

Chokri Hamouda 1 2  , Mylène Ben Hamida 2, Najla Benzarti 1, Béchir Zouari 3, Mohamed Chébil 2

Voir les affiliations
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le mardi 08 septembre 2009

Résumé

Objectif

Le prélèvement d’organes humains en Tunisie reste en deçà des besoins. Ceci est en partie dû au refus des familles à ce que l’on prélève les organes de leurs proches en mort encéphalique. Nous avons réalisé une enquête sur un échantillon représentatif de la population de la capitale tunisienne (2,8 millions habitants) avec comme objectif de préciser, parmi les personnes refusant cette notion du don cadavérique, les déterminants du refus pour individualiser des pistes d’action.

Méthodes

Ce sondage d’opinion a été effectué dans la région de Tunis entre le mois de mars 2006 et le mois de février 2007. Les 16 questions de l’enquête répondaient à quatre thèmes principaux à savoir l’évaluation des connaissances, l’opinion et l’attitude du citoyen, la justification explicite du refus et les déclarations avancées en cas de refus du don d’organes.

Résultats

80,7 % des 902 individus sondés connaissaient la greffe d’organes en Tunisie. Une personne sur deux acceptait de donner ses organes après la mort. Parmi le groupe d’enquêtés refusant le don de leurs organes après la mort, l’absence d’un plaidoyer clair a été observée dans 55,3 % des cas. L’atteinte à l’intégrité du corps après la mort ainsi que l’obstruction religieuse étaient en tête de liste des déterminants du refus avec respectivement une prévalence de 79,9 % et 63,1 %.

Conclusion

La quête dans la relation corps et spiritualité et l’individualisme comportemental sont les deux explications de l’ampleur de ce phénomène de refus du don d’organes à Tunis.

Summary

Objective

In Tunisia organ donation stays very low. This is in part due to family’s opposition in brain death situation. We realized a survey on a representative group of the Tunis’s population (2.8 millions citizens) in the aim to clarify, among persons refusing organ donation, the prevalence of refusals determiners to individualize actions.

Methods

This survey was made in the region of Tunis between March 2006 and February 2007. The 16 questions of the survey were classified in four subjects: organ donation knowledge, opinion and attitude of the citizen, explicit justification and statements advanced in case of organ’s donation refusal.

Results

80.7% of citizens sounded are informed with the possibility of organ transplant in Tunisia. Only 50% of persons agree to accept organ donation after dying. Among the group refusing organ donation after dying, the absence of an understandable argument is recorded in 55.3% of cases. The violation on body integrity after death as well as religious obstruction are at the head of list of statements advanced in case of organ’s donation refusal with respectively 79,9% and 63.1%.

Conclusion

Relation researched between bodies and spirituality and individualism are the two explanations of this phenomenon of refusal of organ donation in Tunisia.

Plan



© 2009  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer

Bienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.

Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.

Déjà abonné à cette revue ?

Publicité