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Diabète et antipsychotiques de seconde génération

Doi : 10.1016/j.ando.2009.07.003 

S. Chabroux a , E. Haffen b , A. Penfornis a 

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Abstract

Schizophrenia is a common psychiatric illness (1% of the general population), characterized by the association of positive and negative symptoms and cognitive disorders. Antipsychotics, typical or atypical, are known to induce in patients with schizophrenia weight gain and abnormalities in glucose and lipid metabolisms. These modifications, in addition to metabolic risk factors, intrinsic to the psychiatric illness (physical inactivity, smoking, diabetes), increase the risk of cardiovascular complications. Some antipsychotics are associated with a higher risk of metabolic disorders. Before starting such a medication, all risk factors must be taken into account. In case of even effectiveness, one should consider the risk of inducing metabolic disorders, as well as the intrinsic risk factors of the patient, in order to prescribe the medication associated with the lower metabolic risk. Regarding iatrogenic diabetes, the risk of occurrence seems different, depending on the molecules, being more marked for clozapine, olanzapine, risperidone, quietapine then amisulpride, aripiprazole and finally ziprasidone. The physiopathology seems to involve both an increase in insulin resistance and an alteration of insulin secretion. Nevertheless, the benefit/risk often remains largely in favour of treatment, the atypical antipsychotics are at least equally effective and better tolerated on the cognitive and neurological functions than conventional antipsychotics being. They have particularly far fewer extrapyramidal effects. The reversibility of pathologies induced by atypical antipsychotics led to the formulation of guidelines, leading to regular clinical and biological follow-up.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

La schizophrénie est une pathologie psychiatrique fréquente (1 % de la population générale), caractérisée par l’association de symptômes positifs, négatifs et de troubles cognitifs. Les antipsychotiques, conventionnels et atypiques, sont connus pour induire chez les patients souffrant de schizophrénie une prise de poids et des troubles du métabolisme du glucose et des lipides. Ces modifications métaboliques s’ajoutent aux facteurs de risque intrinsèques à la pathologie psychiatrique (sédentarité, tabagisme, diabète) et contribuent à augmenter le risque de complications cardiovasculaires. Certains antipsychotiques sont associés à un risque plus élevé de troubles métaboliques. Avant d’entreprendre un tel traitement, tous les facteurs de risque doivent être pris en compte. À efficacité égale, il convient de considérer le risque d’induction d’un trouble métabolique et les facteurs de risque métabolique intrinsèques au patient, afin de privilégier le traitement aux facteurs de risque métaboliques moindres. Pour ce qui est du diabète secondaire, le risque de survenue paraît différent selon les molécules, en étant plus marqué, par risque décroissant, pour la clozapine, l’olanzapine, la rispéridone, la quiétapine, puis l’amisulpride, l’aripiprazole et enfin la ziprasidone. La physiopathologie semble impliquer à la fois une majoration de l’insulinorésistance et une altération de l’insulinosécrétion. Néanmoins, le rapport bénéfice–risque reste souvent largement en faveur du traitement, les antipsychotiques atypiques étant au moins aussi efficaces et mieux tolérés sur le plan cognitif et neurologique que les antipsychotiques conventionnels. Ils entraînent, en particulier, beaucoup moins d’effets extrapyramidaux. Le caractère réversible des comorbidités liées aux antipsychotiques atypiques a conduit à l’élaboration de recommandations, imposant une surveillance clinique et biologique régulière.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Antipsychotics, Diabetes, Dyslipidemia, Schizophrenia, Obesity

Mots clés : Antipsychotiques, Diabète, Dyslipidémie, Schizophrénie, Obésité


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Vol 70 - N° 4

P. 202-210 - septembre 2009 Retour au numéro
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  • Éditorial
  • Marie-Christine Vantyghem
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  • Bénéfices tensionnels, anthropométriques et métaboliques de l’exérèse chirurgicale des adénomes cortisoliques infracliniques
  • S. Mauclère-Denost, S. Duron-Martinaud, M.-L. Nunes, B. Gatta, C. Fagour, A. Rault, P. Gosse, A. Tabarin

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