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Les stimuli rythmiques ou le cueing à domicile pour améliorer la mobilité des parkinsoniens

Doi : KINE-08-09-2009-9-92-93-1779-0123-101019-200906395  

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Résumé

Résumé de : Nieuwboer A, Kwakkel G, Rochester L, Jones D, van Wegen E, Willems AM, Chavret F, Hetherington V, Baker K, Lim I (2007)

Cueing training in the home improves gait-related mobility in Parkinson’s disease : the RESCUE trial. Journal of Neurology Neurosurgery and Psychiatry78 : 134–140. [Preparé par Bart Staal, Rédacteur CAP].

Question : Peut-on améliorer la qualité de vie des parkinsoniens, la marche et les activités relatives à la marche avec un programme de stimulation rythmique de la marche (cueing) conduit à domicile ?

Protocole : Essai randomisé en simple-aveugle multicentrique et croisé réalisé par plusieurs centres universitaires en Grande Bretagne, en Belgique et aux Pays-Bas. Participants : 153 patients atteints de la maladie de Parkinson (Hoehn et Yahr stades II à IV) âgés de 41 à 80 ans. Deux groupes tirés au sort pour une intervention « précoce » ou « tardive ». Pour le groupe d’intervention précoce, une période de trois semaines d’entraînement à la marche utilisant des stimuli rythmiques (cueing) réalisée à domicile, suivie d’une période de trois semaines sans intervention. Pour le groupe d’intervention tardive, les deux périodes étaient inversées. Après les deux périodes, un suivi de 6 semaines pour les deux groupes.

Interventions : Le cueing était réalisé à domicile et consistait en 9 séances de traitement de 30 minutes. Les patients utilisaient leur modalité de stimulation rythmique préférée : auditive, visuelle (flashs de lumière), somatosensorielle (vibrations). Le protocole de cueing a été appliqué à une variété de tâches et de situations à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Il avait pour but d’allonger le pas, d’augmenter la vitesse de marche, de prévenir les blocages périodiques (freezing) et d’améliorer l’équilibre afin de corriger les défauts temporels de la marche parkinsonienne.

Évaluation : Les dimensions posture et marche de l’Unified Parkinson’s Disease Rating scale étaient notées à 3, 6 et 12 semaines. Ont été également notées diverses mesures spécifiques concernant la marche, le blocage et l’équilibre, l’activité fonctionnelle, la qualité de vie et la charge pour le soignant.

Résultats : Après l’intervention, on retrouve des améliorations légères mais significatives (p < 0,05) au niveau des dimensions posture et marche (4,2 %), de la vitesse de marche (5 cm/s), de la longueur du pas (4 cm), des tests d’équilibre et de la confiance à exécuter des tâches fonctionnelles (amélioration de 3,7 % du Falls Efficacy Scale). La sévérité des blocages était réduite de 5,5 % uniquement chez les sujets présentant des blocages.

Conclusion : Le cueing à domicile permet d’améliorer la mobilité des parkinsoniens.




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Vol 9 - N° 92-93

P. 19-20 - août 2009 Retour au numéro
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