Tularémie, guerre bactériologique et bioterrorisme
Alain Le Coustumier a
, François M. Thibault b
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Résumé
Il importe d’obtenir que les professionnels de santé se donnent les moyens de diagnostiquer la tularémie, cette infection largement méconnue, et trop souvent considérée comme une maladie rurale exclusivement inféodée aux lièvres et aux chasseurs. Pour répondre à une menace terroriste, les acteurs de santé, cliniciens, biologistes, anatomo-pathologistes et épidémiologistes doivent se familiariser avec cette affection en dehors de toute crise épidémique, améliorer leurs outils diagnostics, déclarer sans délai les cas diagnostiqués, être capables d’isoler les souches afin de tester rapidement leurs sensibilités aux antibiotiques et de pouvoir les comparer sans délai. Cette veille sur la santé humaine doit être complétée et coordonnée avec le maintien de la veille sur la santé de la faune sauvage et sur l’épidémiologie de la tularémie animale en France, en Europe et au-delà.
Mots-clés : Tularémie, Francisella tularensis, bioterrorisme
Plan
Vol 2009 - N° 415
P. 57-69 - mars 2006 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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