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L’exophtalmie basedowienne - 12/11/09

Doi : 10.1016/j.jfo.2009.09.001 
S. Morax a, , I. Badelon b
a Fondation A. de Rothschild, Service de Chirurgie Plastique Reconstructive Orbito-palpébrale-Neuro-ophtalmologie, Paris, France 
b Service d’ophtalmologie, Hôpital Avicenne, Université Paris XIII, Bobigny, France 

Auteur correspondant. Service de chirurgie plastique reconstructive orbito-palpébrale-neuro-ophtalmologie, Fondation A. de Rothschild, 25-29, rue Manin, 75940 Paris Cedex 19, France.

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Résumé

Les exophtalmies endocriniennes surviennent dans un contexte de dysthyroïdie (hyperthyroïdie 80 %, euthyroïdie 10 %, hypothyroïdie 10 %). Les atteintes sont le plus souvent minimes ou modérées ; il s’agit rarement de formes sévères. Les formes modérées et sévères évoluent en deux stades : un stade inflammatoire suivi d’un stade séquellaire. L’exophtalmie est souvent consécutive à la mise en route d’un traitement antithyroïdien, en particulier l’iode 131. L’évolution se fait par une phase dynamique avec des poussées, des rémissions suivies d’une stabilisation des lésions. L’exophtalmie est stable dans 70 % des cas et régresse au maximum dans 30 % des cas. La maladie va évoluer de façon chronique sur 2 à 3 ans avec une amélioration très lente, sans retour à l’état antérieur. Toute exophtalmie de type endocrinien nécessite un bilan biologique avec dosage de T3, T4 et TSH, un bilan ophtalmologique complet, notamment une étude de la tension oculaire et du nerf optique (vision des couleurs, champ visuel et fond d’œil), et enfin une imagerie (scanner et IRM). Le traitement comporte un retour à l’équilibre thyroïdien (Néomercazole®), iode radioactif, thyroïdectomie totale. Le traitement de l’exophtalmie proprement dit passe par la corticothérapie en phase inflammatoire, par une éventuelle radiothérapie dans les formes cortico-résistantes et en cas de contre-indication à celle-ci. La chirurgie est indiquée au stade séquellaire, rarement au stade inflammatoire. Les résultats aussi bien fonctionnels qu’esthétiques dépendent de nombreux critères.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Dysthyroid orbitopathy is a disease that is edematous and inflammatory, generally chronic, sometimes subacute or acute, and is characterized by exophthalmos in the majority of cases, retraction of the lid, restrictive strabismus with diplopia, corneal ulceration, ocular hypertension, and compressive optic neuropathy. Proptosis is the cardinal sign. Exophthalmos is frequently axial and is bilateral in 85%–90% of cases. Displacement of the globe in the vertical and horizontal axes is not rare, particularly when intense enlargement of an extraocular muscle produces a mass effect. Proptosis stems from a conflict for the space in the orbital cavity. The infiltration of the fat, muscles, and lacrimal gland by lymphocytes, plasma cells, and mucopolysaccharides, which are very hydrophilic, all contribute to the orbitopathy. The majority of patients with minimal exophthalmos do not require special treatment since they tend to improve spontaneously. In severe forms, it is important to evaluate the activity for steroid use to eliminate the inflammation in the soft tissues and to make rehabilitative surgery possible under better conditions. When a good response is not obtained, radiotherapy is evaluated. The surgical treatment by bone orbital decompression and sometimes lipectomy is indicated in inactive forms, disfiguring exophthalmos, certain particular cases such as dysthyroid optic neuropathy, ocular hypertension, corneal exposition.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Exophtalmie, Orbitopathie dysthyroïdienne, Maladie de Basedow, Corticothérapie, Radiothérapie, Décompression orbitaire

Keywords : Proptosis, Dysthyroid orbitopathy, Grave’s orbitopathy, Corticotherapy, Radiotherapy, Orbital decompression


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Vol 32 - N° 8

P. 589-599 - octobre 2009 Retour au numéro
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