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C21 Epilepsie du sujet âgé ayant une maladie d’Alzheimer - 13/11/09

Doi : 10.1016/S0035-3787(09)72574-3 

C. Hommet

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Résumé

Epilepsie et démences sont deux pathologies fréquentes chez le sujet âgé. Parmi l’ensemble des syndromes démentiels, la maladie d’Alzheimer (MA) est la cause la plus fréquente. L’épilepsie est souvent sous diagnostiquée dans cette population, à la fois à cause des particularités sémiologiques liées à l’âge mais aussi à la pathologie démentielle sous jacente. En terme sémiologique, alors que chez le sujet âgé plus de 70% des crises convulsives sont partielles avec ou sans généralisation secondaire, les crises généralisées sont le plus fréquemment observées dans la pathologie dégénérative. Les myoclonies ne sont pas rares. Plus rarement, il peut s’agir d’un état de mal partiel complexe Même si la fréquence des crises convulsives est plus grande chez les sujets atteints de démence que chez les sujets dépourvus de cette pathologie, il n’en demeure pas moins qu’il est souvent difficile d’imputer les crises convulsives à la seule maladie d’Alzheimer (MA). L’accumulation des lésions amyloïdes, des dégénérescences neurofibrillaires ou encore de la perte neuronale constitue un facteur de susceptibilité. D’autres lésions que celles caractéristiques de la MA peuvent être impliquées dans la survenue de crises convulsives, en particulier les lésions vasculaires. Enfin, d’autres facteurs peuvent intervenir (polymédicamentation, comorbidités, troubles métaboliques, troubles psycho comportementaux conduisant à la prescription des molécules qui abaissent le seuil épileptogène. L’épilepsie qui survient au cours de l’évolution d’une MA influence son pronostic : aggravation des troubles cognitifs en particulier langagiers, perte d’autonomie conduisant à l’institutionnalisation, augmentation de la mortalité et de la morbidité (chutes, fractures, hématomes intra cérébraux, confusion prolongée). De plus les sujets âgés atteints de démence sont plus vulnérables aux effets secondaires des médicaments antiépileptiques. La démarche clinique se doit d’être rigoureuse et la prise en charge adaptée au terrain.

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Vol 165 - N° 10S1

P. 30-31 - octobre 2009 Retour au numéro
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