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Résultats du traitement de l’épiphysiolyse fémorale supérieure à grand déplacement selon la technique de Dunn, à propos de 25 cas

Doi : 10.1016/j.rcot.2009.08.002 

M. Lawane, M. Belouadah, G. Lefort 

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Résumé

Introduction

Les épiphysiolyses à grand déplacement évoluent inexorablement vers l’arthrose, aussi, la restitution d’une anatomie normale par une intervention est-elle séduisante. Cela est possible grâce à l’intervention décrite par Dunn. Cependant, toutes les publications font état de possibles nécroses de la tête fémorale.

Patients et méthodes

Cette série concerne 25 cas, survenus sur des adolescents de dix à 15 ans. Il s’agissait 16 fois d’un déplacement chronique pur évoluant depuis de nombreux mois. Un accident aigu surajouté était constaté neuf fois sur cette évolution progressive. La bascule de l’épiphyse était dans tous les cas importante, de 60° à 90°. La traction postopératoire a été constante de 15 à 21 jours. Depuis 1979, une scintigraphie était demandée au 15e jour postopératoire pour étudier la vascularisation de la tête fémorale.

Résultats

La réduction a été anatomique, sauf deux fois où l’épiphyse était fixée en position soit de caput valgum, soit de varus de 15°. Nous avons eu 15 bons résultats avec des hanches cliniquement et radiologiquement normales, mais nous devons faire état de dix complications, immédiates ou tardives, soit 40 % des cas. Parmi les huit complications immédiates (32 %), nous relevons quatre nécroses (16 %) dont deux ont évolué vers une arthrose rapide et trois chondrolyses évoluant toutes vers l’arthrose, ainsi qu’une complication mécanique. Dans un délai de moins de dix ans, deux arthrodèses et trois arthroplasties ont été nécessaires. Au long recul, nous avons aussi deux dégradations tardives alors que les évolutions cliniques et radiographiques initiales étaient favorables.

Discussion

L’intervention décrite par Dunn limite en théorie le risque vasculaire, lors de la correction du déplacement. Cependant cette intervention présente quelques points techniques délicats : la trochantérotomie peut être trop ou pas assez importante, le décollement du périoste cervical postérieur peut être agressif et enfin, lors de la réduction, ce même périoste peut être trop tendu. Toutes les séries d’intervention de Dunn rapportent ce risque de complications nécrotiques avec des pourcentages variables allant jusqu’à 17 %. Dans notre série, nous avons 16 % de nécroses qui associées aux chondrolyses sont responsables de destructions fonctionnelles articulaires immédiates, ce qui ne nous paraît pas tolérable chez des adolescents. L’abord direct au niveau du déplacement après arthrotomie, associant une résection cunéiforme antérieure cervicale, permet une correction de la bascule en supprimant les deux premiers temps dangereux de l’intervention de Dunn. C’est actuellement cette voie qui a notre préférence.

Niveau de preuve

Niveau IV, étude thérapeutique rétrospective.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Épiphysiolyse fémorale, Opération de Dunn, Nécrose tête fémorale


Plan


 Ne pas utiliser, pour citation, la référence française de cet article, mais celle de l’article original paru dans Orthopaedics & Traumatology: Surgery & Research, en utilisant le DOI ci-dessus.


© 2009  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 95 - N° 8

P. 721-724 - décembre 2009 Retour au numéro
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