Le traitement des carcinomes bronchiques par radiofrequence
Résumé
Objectifs
Connaître les principes de la radiofréquence appliquée au poumon.
Connaître les indications et les contrindications de la radiofréquence pulmonaire.
Connaître comment évaluer la réponse au traitement.
Décrire les complications et les résultats de la technique.
Discuter de la place de la radiofréquence dans la prise en charge des carcinomes bronchiques.
Messages à retenir
Le tissu pulmonaire est adapté à la radiofréquence moyennant l’utilisation d’algorithmes de chauffage adaptés à cause de l’effet isolant de l’air.
Après traitement une réaction inflammatoire est présente qui peut gêner l’analyse de la réponse thérapeutique.
Il y a peu de complications, le pneumothorax est la principale.
L’efficacité est excellente pour des tumeurs inférieures à 3 cm.
Résumé
Le traitement chirurgical, traitement de référence des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC) de stade I, n’est pas toujours possible en raison des nombreuses comorbidités affectant souvent ces patients. Dans ce cas le traitement habituellement proposé est la radiothérapie externe. Classiquement elle est réalisée en mode fractionné sur 6 semaines à la dose de 60 à 65 Gy. Des alternatives existent telles que la radiothérapie en mode stéréotaxique proposée à la même dose mais en 3 fractions réparties sur 1 à 2 semaines. Pour ces patients non opérables, il est aussi proposé d’appliquer des techniques mini-invasives percutanées visant à détruire les masses tumorales par effet thermique local. Un dispositif (sonde, électrode...) est introduit dans la tumeur sous contrôle de l’imagerie, afin d’induire une diminution de la température (cryothérapie), ou une augmentation (laser, radiofréquence, micro-ondes). Ces techniques ont l’avantage d’être effectuées en une séance. Les courants de radiofréquence sont les plus couramment utilisés mais restent encore en cours d’évaluation, la radiofréquence est proposée dans la prise en charge des métastases pulmonaires et des CBNPC de stade I ou II survenant chez des patients non opérables, voire pour des stades de CBNPC plus avancés en combinaison avec la radiothérapie.
Mots clés : Cancer, radiologie interventionnelle, Poumons, radiologie interventionnelle, Radiofréquence, tumeur maligne
Vol 90 - N° 10
P. 1308-1309 - octobre 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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