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Moisissures et habitat : risques pour la santé et espèces impliquées

Doi : 10.1016/j.rmr.2009.09.003 

G. Reboux a  b , A.-P. Bellanger a b, S. Roussel b, F. Grenouillet a b, L. Millon a b

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Résumé

Introduction

Dans les pays industrialisés, la population vit 90 % de son temps dans des locaux fermés. Depuis 1973, la consommation d’énergie pour le chauffage a baissé de 36 % par logement. Les travaux d’isolation et la réduction de température se sont traduits par une humidité accrue des logements qui a eu pour conséquence la prolifération des moisissures.

État des connaissances

Les effets allergisants, toxiques et infectieux des moisissures sur la santé humaine sont documentés. Le niveau de preuve varie, cependant, largement selon les pathologies et le type d’étude. Parfois, le rôle des moisissures n’a été démontré que comme promoteur de la maladie. Dans de rares cas (pneumopathie d’hypersensibilité, infections fongiques), le rôle des moisissures est indéniable, mais touche une population restreinte. À l’inverse, pour un nombre important de pathologies comme le syndrome des bâtiments malsains, certaines rhinites, sinusites, conjonctivites, les exacerbations d’asthmes ou de bronchites touchant plus largement la population, le rôle des moisissures n’est pas établi avec certitude. Une liste de 18 espèces, suspectes d’avoir un rôle en santé publique, a été retenue par le Conseil supérieur d’hygiène publique de France. Les auteurs rapportent, pour chacune d’elles, les conditions de leur prolifération, les sites qu’elles contaminent et les risques sanitaires rapportés dans la littérature.

Perspectives

Le manque de standardisation des mesures de concentrations des espèces fongiques, les interactions avec des substances chimiques (formaldéhydes), organiques (mycotoxines, endotoxines) ou entre les espèces, rendent complexe l’analyse du milieu intérieur. Le temps est désormais venu d’étudier réellement l’impact de l’exposition aux moisissures sur la santé, plutôt que de continuer à étudier les facteurs liés au niveau de concentration en moisissures intérieures.

Summary

Introduction

In industrialized countries the population spends 90% of its time in enclosed spaces. Since 1973, energy consumption for heating decreased on average by 36% per dwelling. Low-quality insulation, a fall in temperature and inadequate ventilation translated into high humidity in dwellings, which led to proliferation of moulds.

Background

The allergenic, toxic and infectious effects of moulds on human health are documented. However, the potential dose/effect relationship between measured concentrations of indoor moulds and respiratory disorders often remains difficult to assess accurately. In several cases, fungi were demonstrated only as a promoter of health disorders. In a few cases (hypersensitivity pneumonitis, invasive fungal infections), the pathogenesis is without doubt due to environmental fungal exposure in a limited number of patients. On the other hand, the role of fungi was suspected but not proven for some well-defined pathologies, and some ill-defined health disorders, affecting large numbers of patients, such as the Sick Building Syndrome, rhinitis, sinusitis and conjunctivitis, as well as asthma and exacerbations of bronchitis. Eighteen fungal species, suspected of playing a role in public health, have been listed by the French Superior Council of Public Health. For each species, the proliferation conditions, type of substrates contaminated and heath effects reported in the literature are described.

Viewpoint

The lack of standardization of measurements of concentrations of fungal species, the interactions with chemical compounds (formaldehydes), organic compounds (mycotoxins, endotoxins) and between species, makes the analysis of indoor fungal contamination complicated. The time has come to establish clearly a relationship between exposure to fungi and health disorders, rather than continuing to investigate factors related to the level of indoor fungal contamination.


Mots clés : Moisissures, Environnement intérieur, Allergies, Mycotoxines, Infections

Keywords : Indoor moulds, Allergies, Mycotoxins, Infections


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Vol 27 - N° 2

P. 169-179 - février 2010 Retour au numéro
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  • Épidémiologie descriptive de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) en France
  • C. Fuhrman, M.-C. Delmas
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  • Pathologie non allergique et exposition aux moisissures domestiques
  • A. Palot, C. Charpin-Kadouch, H. Dumon, D. Charpin

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