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P11 Effets du Valsartan sur la sensibilité à l’insuline et le métabolisme glucidique chez le patient hypertendu en surpoids (Travail réalisé avec le soutien du laboratoire Novartis)

Doi : 10.1016/S1262-3636(08)72923-9  

S. Chabroux 1, S. Beltran 1, E. Meugnier 2, H. Vidal 2, M. Laville 3, F. Bonnet 3

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Résumé

Introduction

Des études expérimentales ont montré un effet bénéfique des antagonistes de l’angiotensine II sur le métabolisme glucidique par un effet agoniste partiel PPARγ. L’objectif de ce travail était de tester chez des sujets en surpoids les effets du Valsartan sur la sensibilité à l’insuline par un clamp euglycémique hyperinsulinique et la modulation de l’expression de gènes cibles.

Patients et méthodes

Au cours d’une étude en ouvert, 14 sujets hypertendus, en surpoids, non diabétiques ont été traités pendant 3 mois par Valsartan 160 mg/j. Avant et après traitement, deux journées d’examens étaient réalisées, comportant : un clamp euglycémique hyperinsulinique avec traceur à deux paliers d’insuline pour mesurer la sensibilité à l’insuline au plan hépatique, musculaire et adipeux, une calorimétrie indirecte, des biopsies de tissu adipeux et musculaire (RT-PCR quantitative, puces à ADN).

Résultats

À 3 mois, la pression artérielle était réduite chez tous les sujets (p=0,01). Il n’y a pas eu de modifications des apports énergétiques, du poids, de la glycémie à jeun, de l’insulinémie, de l’HbA1c, de la sensibilité à l’insuline (valeur M : 1,29±0,09 vs 1,24±0,16 mg.kg-1.min-1, p=0,74 au premier palier, 6,07±0,57 vs 5,57±0,67 mg.kg-1.min-1, p=0,26 au deuxième palier) et de l’oxydation des glucides. L’utilisation du glucose en basal (p=0,01) et au premier palier du clamp (1,91 vs 2.05 mg.kg−1.min−1, p=0,04) est augmentée de manière significative, sans modification de l’inhibition de la PHG au premier palier du clamp après traitement par Valsartan. L’adiponectinémie et les marqueurs inflammatoires n’étaient pas modifiés sous Valsartan. Le HOMAβ a significativement augmenté après traitement (13,8 vs 20,3, p=0,01). L’expression des gènes cibles de la différenciation adipocytaire n’était pas modifié après traitement ce qui suggère l’absence d’effet agoniste PPARγ du Valsartan, confirmé par l’analyse histologique du tissu adipeux.

Conclusion

Un traitement de 3 mois par Valsartan chez l’hypertendu en surpoids ne modifie pas la sensibilité à l’insuline musculaire, hépatique et du tissu adipeux, sans effet agoniste PPARγ. Il existe une amélioration de l’insulino-sécrétion avec augmentation de l’utilisation du glucose en basal et au premier palier du clamp.



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Vol 34 - N° S3

P. H45 - mars 2008 Retour au numéro
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