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Phacoémulsification : intérêt de la visite du lendemain ?

Doi : 10.1016/j.jfo.2009.11.017  

O. Pajot  , C. Mazit, G. Jallet, J.-M. Ebran, I. Cochereau

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Résumé

Introduction

La chirurgie de la cataracte est l’intervention la plus pratiquée en France. La visite à J1 est une contrainte qui limite l’extension de la prise en charge en ambulatoire aux patients pouvant se déplacer le lendemain. Nous avons évalué l’utilité de cette visite systématique en termes de modifications thérapeutiques.

Matériel et méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective des patients opérés de la cataracte dans un CHU de février à juillet 2006. Le principal paramètre étudié était la modification du traitement postopératoire après la visite à J1.

Résultats

Parmi 145 hommes et 235 femmes d’âge moyen égal à 73,8 ans (43-92) et représentant 380 yeux opérés, 86 % étaient en hospitalisation conventionnelle, 70 % étaient opérés par un senior et 66 % n’avaient pas de suture. À la visite à J1, 11 modifications (2,9 %) ont été notées : 1 point pour athalamie, 1 Seidel, 4 hypertonies (>30mmHg), 5 inflammations importantes de chambre antérieure. Toutes sont survenues parmi les 325 patients hospitalisés et aucun changement thérapeutique n’est survenu parmi les 55 patients en ambulatoire. Parmi les 380 yeux, la seule modification thérapeutique significative à J1 était la pose d’un point pour athalamie ; les autres changements de traitement étaient mineurs.

Conclusion

Le faible rendement de la visite à J1 pose le problème de son intérêt sur des grandes cohortes de patients. Les pays anglo-saxons et scandinaves ne revoient leurs patients qu’à 1 mois. Pour les patients sans risque particulier et après une chirurgie non compliquée, des recommandations écrites et expliquées au patient, avec un numéro de téléphone pour joindre l’équipe chirurgicale, devraient permettre de la supprimer.

Summary

Introduction

Cataract surgery is the most frequent surgery in France. The D1 consultation limits the extension of ambulatory care to patients who can return on their own the day after sugery. We assessed the usefulness of this systematic D1 consultation in terms of therapeutic modifications.

Material and méthode

Retrospective study of patients who underwent cataract surgery in a teaching hospital from february to july 2006. The major parameter was the modification of postsurgical treatment after the D1 consultation.

Results

Of the 380 operated eyes studied, the patients included 145 men and 235 women, the mean age was 73.8 years (range, 43–92), 86% underwent conventional hospitalization, 70% had been operated by a senior surgeon, and 66% had no suture. At the D1 visit, 11 modifications (2.9%) were recorded: one case of athalamia, one Seidel-positive test, four cases of high IOP (>30mmHg), and five severe inflammations of the anterior segment. All the treatment changes were reported in the group of hospitalized patients, none were reported in the ambulatory patients. Of the 380 eyes studied, only one required sutures at D1, the other treatment changes were minor.

Conclusions

The low output of the D1 visit raises the problem of its relevance in terms of public health. In most of the English-speaking and Scandinavian countries, patients have only one postoperative visit at 1 month. Patients could receive written and oral recommendations and a hotline number to contact the surgical team, which could allow the D1 visit to be discontinued for standard patients with uncomplicated surgery.


Mots clés : Phacoémulsification, Cataracte, Chirurgie ambulatoire

Keywords : Phacoemulsification, Cataract, Ambulatory surgery


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© 2009  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 33 - N° 3

P. 169-173 - mars 2010 Retour au numéro
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