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Prise en charge d’une tumeur trophoblastique gestationnelle

Doi : 10.1016/j.gyobfe.2010.01.011 

S. Noal a b  , F. Joly a b, E. Leblanc c

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Résumé

Les maladies trophoblastiques gestationnelles regroupent la môle hydatiforme, la môle invasive, le choriocarcinome et la maladie du site d’insertion placentaire. Il s’agit, pour la plupart, de pathologies d’excellent pronostic, très chimiosensibles, permettant, en outre, de préserver la fertilité des patientes du fait du faible taux de récidive lors des grossesses ultérieures. Les mécanismes physiopathologiques et les facteurs de risque de ces pathologies sont aujourd’hui mieux connus. Les môles hydatiformes doivent être traitées par aspiration sous échographie préférentiellement au curetage. La maladie du site d’insertion placentaire représente une entité particulière peu chimiosensible et ne sécrétant pas d’hCG dont la prise en charge est spécifique. Les tumeurs trophoblastiques gestationnelles (môle invasive et choriocarcinome) peuvent être divisées en deux groupes : un groupe à bas risque, traité par monochimiothérapie, le plus souvent du Méthotrexate® ou de l’actinomycine D avec un taux de guérison avoisinant les 100 % et un groupe à haut risque traité par polychimiothérapie (Étoposide®, Méthotrexate®, actinomycine D, cyclophosphamide, Vincristine®) avec un taux de guérison de 86 %. Les patientes réfractaires à la chimiothérapie gardent un pronostic plus sombre de 43 % de survie à cinq ans, laissant une place pour le développement de nouvelles thérapies dans cette indication. Le dosage des hCG plasmatiques reste à l’heure actuelle, un élément clé de la surveillance de ces maladies. Une prise en charge spécialisée par une équipe expérimentée est donc indispensable pour donner aux patientes les meilleures chances de guérison.


Mots clés : Maladie trophoblastique gestationnelle, Môle hydatiforme, Môle invasive, Choriocarcinome, Maladie du site d’insertion placentaire, Chimiothérapie

Plan


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Vol 38 - N° 3

P. 193-198 - mars 2010 Retour au numéro
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