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Curage ilio-obturateur pour cancer de prostate : minilaparotomie au spéculum vs cœlioscopie

Doi : 10.1016/j.purol.2009.09.041 

B. Merlet  , F. Ouaki, C. Pirès, B. Lecoq, J. Irani, B. Doré

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Résumé

Introduction

Le curage ganglionnaire ilio-obturateur est indiqué, d’après le Comité de cancérologie de l’association française d’urologie (CCAFU) en cas de cancer prostatique avec PSA supérieur ou égal à 10ng/ml et/ou score de Gleason supérieur ou égal à 7. Les différentes voies d’abord possibles sont la laparotomie et la cœlioscopie. Le but de cette étude a été de comparer rétrospectivement l’abord par minilaparotomie et les deux voies cœlioscopiques : intra- et extrapéritonéales, en termes d’efficacité et de complications.

Matériel et méthode

Nous avons revu les dossiers de 147 hommes ayant eu un curage ganglionnaire ilio-obturateur dans notre service entre 1992 et avril 2006. La répartition pour chaque technique était : 34 cas de minilaparotomie (23 %), 39 cas de cœlioscopie intrapéritonéale (27 %) et 74 cas de cœlioscopie extrapéritonéale (50 %). L’âge moyen était de 67,9 ans (52–79). Le PSA moyen était de 19,01ng/ml (0,3–93) et l’indice de masse corporel moyen était de 26,75kgm−2 (17,6–41).

Résultats

Vingt-huit patients (19 %) ont eu une complication postopératoire. Il n’y avait pas de différence statistiquement significative selon la voie d’abord. Nous n’avons pas relevé de différence statistique concernant le nombre de ganglions récupérés entre les trois groupes et la durée moyenne d’hospitalisation. Seul le temps opératoire moyen et le nombre de drain de Redon étaient statistiquement différents.

Conclusion

Cette étude n’a pas mis en évidence de différence en termes de résultat et de complications entre la cœlioscopie et la minilaparotomie pour le curage ganglionnaire du cancer de prostate. En dehors du curage étendu, nous pensons que ces différentes techniques peuvent être indifféremment proposées.

Summary

Introduction

The pelvic lymph nodes dissection (PLND) is indicated in case of prostate cancer with high risk of ganglionic metastasis. Criteria admitted for indication of PLND are PSA10ng/ml and/or Gleason score7. Two techniques are available for PLND: minilap and laparoscopy. The purpose of this study was to compare retrospectively minilap and the 2 ways of laparoscopy: intra- and extraperitoneum, in terms of efficiency and complications.

Material and method

We reviewed 147 cases of men who’s had a PLND in our department between 1992 and 2006. The distribution for every technique was: 34 cases of minilap (23%), 39 cases of intraperitoneum laparoscopy (27%) and 74 cases of extraperitoneum laparoscopy (50%). The mean age was of 67.9 years (52–79). The mean PSA was 19.01ng/ml (0.3–93) and the average Body Mass Index (BMI) was 26.75kgm−2 (17.6–41).

Results

Twenty-eight patients (19%) presented a postoperating complication. There was no statistically significant difference according to technique. We did not either find statistical difference concerning the number of analyzed nodes between three groups and the duration of hospitalization. Only the mean operating time and the number of drain of Redon were statistically different.

Conclusion

This study did not show any difference in terms of result and complications between the laparoscopy and minilap for the PLND in case of prostate cancer. We think each technique could be proposed.


Mots clés : Cancer de prostate, Curage, Minilaparotomie, Cœlioscopie

Keywords : Prostate cancer, Pelvic lymph nodes dissection, Minilap, Laparoscopy


Plan


 Niveau de preuve : 5.


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Vol 20 - N° 4

P. 279-283 - avril 2010 Retour au numéro
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