Embolisation et chimioembolisation des métastases hépatiques de tumeurs endocrines
E. Dumousset
, P. Chabrot, E. Buc, L. Cassagnes, A. Ravel, A. Abergel, D. Pezet, L. Boyer
| pages | 11 |
| Iconographies | 4 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé
Objectif
Les métastases hépatiques des tumeurs endocrines responsables d’un syndrome carcinoïde représentent une indication potentielle d’embolisation ou chimioembolisation intra-artérielle. Le but de notre étude était d’évaluer les résultats techniques, cliniques, morphologiques immédiats et à distance de ces traitements de 1995 à 2004 dans notre centre.
Patients et méthode
Quatorze patients (huit hommes, six femmes, d’âge moyen 60 ans – de 32 à 80 ans) affectés de métastases hépatiques de tumeurs neuroendocrines et carcinoïdes symptomatiques, non résécables et ne répondant pas au traitement médical ont été inclus. Des anthracyclines en émulsion lipiodolée ont été utilisées 12 fois et une embolisation simple à visée ischémiante par coils et gélatine dans deux cas. Huit patients ont bénéficié d’une seule cure, cinq patients de deux cures et un patient de trois cures espacées de un mois chacune. Les critères d’évaluation morphologiques et cliniques de l’OMS étaient utilisés.
Résultats
Techniquement, l’embolisation a été réalisable dans tous les cas. À côté de symptômes transitoires et de complications mineures (quatre patients), un décès est à déplorer par insuffisance rénale aiguë. À un mois, l’évaluation du syndrome carcinoïde montrait : six réponses cliniques complètes, deux améliorations, trois situations stables et trois évolutions ; morphologiquement : une réponse partielle, sept stabilités et quatre évolutions. Au terme du suivi, cliniquement, huit patients sont décédés en moyenne huit mois après la première cure et six patients ont survécu en moyenne 21 mois après la première cure. Morphologiquement, la progression tumorale était constante chez tous les patients.
Conclusion
Conformément aux données de la littérature, embolisation et chimioembolisation hépatiques nous paraissent efficaces pour faire face, au moins temporairement, au syndrome carcinoïde, compliquant les métastases hépatiques non résécables des TNE, influant qualitativement sur la survie. Nos résultats morphologiques sont en retrait par rapport à ceux publiés.
Mots clés : Chimioembolisation, Métastases hépatiques, Tumeurs endocrines
Plan
Vol 50 - N° 1
P. 11-21 - mars 2010 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.
Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.
L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.
Déjà abonné à cette revue ?

