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Recours aux soins et adéquation des traitements de l’épisode dépressif majeur en France

Doi : 10.1016/j.encep.2008.10.011 

X. Briffault a  , Y. Morvan b, F. Rouillon c, R. Dardennes d, B. Lamboy e

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Résumé

Savoir à qui les personnes dépressives s’adressent pour obtenir de l’aide et les traitements qu’elles reçoivent est essentiel pour améliorer la proportion de traitements adéquats. L’objectif de cet article est de mieux comprendre les recours aux soins et l’adéquation des traitements des personnes présentant un épisode dépressif majeur (EDM) en fonction des différents professionnels consultés, en utilisant les données d’une enquête épidémiologique nationale en population générale réalisée en 2005 (Baromètre santé 2005, n=16883) par l’Institut National de prévention et d’éducation pour la santé. 7,8 % des personnes ont présenté un EDM dans l’année. Six sur dix ont eu recours aux soins ; 1/3 d’entre elles reçoivent un traitement adéquat (21 % des EDM). Parmi les personnes qui ont eu recours aux soins, 2/3 ont eu recours à un professionnel soit 1/3 des EDM, la proportion restante (soit 21,4 % des EDM) ayant eu recours à des psychotropes sans avoir déclaré de recours à un professionnel pour raison de santé mentale. La quasi-totalité des recours le sont à un « professionnel compétent (PRC) » (soit 34,6 % des EDM). Au sein des PRC, le recours le plus important concerne les médecins généralistes (MG) (61 %, soit 21,1 % des EDM), le recours aux psychiatres (PCT) étant de 38,4 % (soit 13,3 % des EDM) et celui aux « psys » non psychiatres (PNP) de 27,8 % (soit 9,6 % des EDM). Les proportions les plus faibles de traitements adéquats sont observées chez les EDM qui déclarent ne pas avoir eu recours à un professionnel. Chez celles ayant eu recours à un PRC, la proportion la plus faible de traitements adéquats est observée pour le recours à un MG : 37,2 %. Les proportions les plus élevées s’observent pour le recours à un PCT (65,1 %) et en particulier pour le recours à un PCT et à un MG (79,7 %). Les proportions d’usage des différents types de traitements (antidépresseurs [ATD] et psychothérapie [PT]) sont très différentes. Pour les EDM, 33,4 % ont eu recours à des ATD (parmi lesquels 58,4 % ont également eu recours à des anxiolytiques [AXL]). 26,9 % ont eu recours à des AXL, 7,5 % sans prise d’ATD ; 10,8 % des EDM ont eu recours à la PT, 8,1 % ayant eu recours à la PT et aux ATD.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

Though depressive disorders are major problems of public health, general population data about use of services and treatment adequacy are scarce in France. The literature suggests that the percentage of people suffering from mental disorders who are adequately treated is low.

Aim of the study

The objective of this study was to estimate the 12-month use of services in the French general population suffering from major depressive episodes (MDE) and levels of treatment adequacy.

Method

This analysis was conducted on data from the Health barometer 2005, an epidemiological survey concerning several health topics. Thirty thousand five hundred and fourteen individuals from 12 to 75 years old were interviewed by telephone from October 2004 to February 2005. Depressive disorders were assessed by a standardized tool, the CIDI-SF, according to DSM-IV classification.

Results

The mental health questions were answered by 16,883 individuals; i.e. by 60% of individuals aged 15 or older. One year prevalence of MDE was 7.8%. In this group, 58.2% used services in a 12-month period, though only 21% of the service users received adequate treatment. Amongst those who used services, 2/3 consulted health care professionals (i.e. 1/3 of people presenting a MDE). The remaining percentage – 21.4% – of people presenting a MDE used psychotropic drugs without mentioning any use of services for mental health problems. The vast majority of individuals with MDE who used services (34.6% of those with MDE) consulted a professional trained to treat depression (general practitioner, psychiatrist, psychologist and psychotherapist). Only a small proportion (19.9%) of those consulting a professional went to a non-specialist professional as well; and even less (6%) consulted only a non-specialist professional. Amongst trained professionals, most consultations (61%, or 21.1% of the MDE group) concern general practitioners; another 38.4% (13.3% of the MDE group) involved psychiatrists; and 27.8% (9.6% of the MDE group) went to psychologists or psychotherapists. Amongst the psychologists and psychotherapists, most consultations were with psychologists (74.1%). The proportion with adequate treatment differed according to the type of professional. Consulting a general practitioner is associated with the lowest levels of adequate treatment (37.2%, and for general practitioners only, 21.5%). Consulting a psychiatrist is associated with higher proportions of adequate treatment (65.1%, and for consulting a psychiatrist only, 60.7%). Consulting both a general practitioner and a psychiatrist is associated with the highest levels of adequate treatment (79.7%). Antidepressants (ATD) are used far more frequently than psychotherapy (PT): 33.4% of individuals with MDE used ATD, and among the latter, 58.4% had also used anxiolytic drugs (AXL). Finally, 26.9% of the MDE group used AXL, 7.5% without any use of ATD. For PT, 10.8% used PT, and 8.1% used PT and ATD.

Discussion

Improving use of professionals and treatment adequacy are two primary objectives from a public health perspective. Since most adequately treated people used an antidepressant therapy (90%), and only 30% a PT, use of psychotherapeutic approaches might be improved. Moreover, levels of treatment adequacy are very low in people presenting an MDE who did not consult for “mental health reasons”. Improving the recognition of symptoms of depression might contribute to better treatment adequacy.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Dépression, Prévalence, Recours aux soins, Adéquation des traitements, Secteur de recours

Keywords : Depression, Prevalence, Use of services, Treatment adequacy, Sector of recourse


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Vol 36 - N° S2

P. D48-D58 - juin 2010 Retour au numéro
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