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Résilience

[60-125-B-10]  - Doi : 10.1016/S0000-0000(10)54071-3 

B. Cyrulnik  : Neuropsychiatre, directeur d'enseignement

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Résumé

La notion de traumatisme a d'abord structuré la psychanalyse en expliquant qu'un impact extérieur déchire les enveloppes du Moi et bouleverse le monde intime. Le concept de résilience a logiquement suivi en étudiant les conditions de suture d'un Moi déchiré par le trauma. La résilience neuronale : l'appauvrissement de la niche sensorielle autour d'un enfant ou la présence d'un parent transformé en base d'insécurité par son propre malheur provoquent des altérations neurobiologiques, en partie amendables en réorganisant le milieu. La résilience affective : les comportements de recherche de proximité d'un enfant préverbal et les questionnaires de représentations d'attachement évaluent comment une personne qui a acquis un style affectif sécure aura, en cas de malheur, plus de possibilité de rencontrer un tuteur de résilience et d'en faire une nouvelle base de sécurité pour l'aider à revivre. La résilience familiale : quand la famille est soutenante, elle aide au processus de résilience, mais elle peut aussi l'empêcher quand elle est rigide ou elle-même traumatisée. La résilience à l'adolescence : le remaniement hormonal et synaptique, normal à cet âge accompagne un remaniement affectif évaluable qui révèle la flexibilité des styles d'attachement. La résilience à l'âge adulte : les mécanismes de défense distinguent les réactions adaptatives qui empêchent la résilience (régression, violence, projection). D'autres facilitent le processus néodéveloppemental (mentalisation, altruisme, engagement, humour, créativité). Certaines défenses comme le déni ou le refuge dans la rêverie ont un effet protecteur momentané qui peut empêcher la résilience s'ils se prolongent. La résilience de la personne âgée : le déficit de l'un appauvrit l'intersubjectivité, mais le couplage devient résilient quand l'empathie de l'aidant diminue les symptômes du malade. La résilience sociale et culturelle : l'amélioration des conditions sociales, le récit que le sujet se fait de ce qui lui est arrivé provoquent un sentiment différent selon les mythes de sa culture et la rhéthorique de son milieu. L'art et la résilience : les blessés de l'âme utilisent souvent une expression artistique pour se ressaisir émotionnellement, se donner à eux-mêmes une vision claire de la déchirure traumatique et faire de leur malheur une représentation valorisée par la culture.

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Mots clés : Traumatisme, Néodéveloppement, Raisonnements systémiques, Résilience neuronale, Résilience affective, Résilience culturelle, Résilience familiale


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