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Lymphomes T intestinaux associés à une entéropathie (maladie cœliaque et sprue réfractaire) : présentation, diagnostic, prise en charge thérapeutique, pronostic et perspectives

Enteropathy associated-T cell lymphoma: A review on clinical presentation, diagnosis, therapeutic strategies and perspectives

Doi : 10.1016/j.gcb.2010.01.021  

M.-O. Chandesris a, G. Malamut b c, V. Verkarre c d, B. Meresse c, E. Macintyre e, R. Delarue a, M.-T. Rubio a, F. Suarez a, B. Deau-Fischer a, N. Cerf-Bensussan c, N. Brousse c d, C. Cellier b 1 , O. Hermine a  f

Voir les affiliations
Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Disponible en ligne depuis le vendredi 02 juillet 2010

Résumé

Introduction

Les lymphomes T intestinaux associés à une entéropathie compliquant la maladie cœliaque (EATL) sont rares (moins de 1 % des lymphomes) et de pronostic péjoratif.

Méthodes

Revue de la littérature internationale par interrogation PubMed® (jusqu’à janvier 2009) des données physiopathologiques, cliniques et thérapeutiques.

Résultats

L’EATL se révèle chez des patients d’âge moyen 59 ans, souvent à l’occasion d’une complication inaugurale. La sprue réfractaire (SR), équivalent de lymphome T intra-épithélial de « bas grade », pourrait être un intermédiaire entre la maladie cœliaque et le lymphome T invasif de « haut grade ». La survie médiane est de sept mois, sans différence significative entre stades, la survie cumulée à cinq ans inférieure à 20 %. Le mauvais pronostic est conditionné par une maladie souvent d’emblée disséminée (50 %), l’atteinte multifocale du grêle (50 %), le mauvais état général et la dénutrition, la récurrence des complications (infections, perforation, hémorragie digestive, occlusion) retardant la chimiothérapie et une chimiorésistance fréquente. Il n’existe actuellement aucun traitement efficace et consensuel : la chirurgie préventive des complications est controversée, les résultats de la chimiothérapie sont décevants. Le classique protocole CHOP ne donne pas de résultats satisfaisants et la survie reste médiocre surtout chez les patients ayant une SR sous-jacente. L’intensification thérapeutique avec autogreffe ne semble améliorer le pronostic que dans les formes localisées. L’allogreffe n’a pas été évaluée. Au total, un tiers des patients, inaptes au traitement, décèdent avant trois mois et la moitié des patients traités arrête prématurément la chimiothérapie pour inefficacité, intolérance et/ou complications.

Conclusion

L’amélioration du pronostic nécessite des efforts collaboratifs pour constituer une cohorte nationale, évaluer de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques et définir des facteurs pronostiques.

Summary

Introduction

Enteropathy-associated T-cell lymphoma (EATL) is a rare complication of celiac disease (CD) (<1% of lymphoma). Its prognosis is extremely poor.

Methods

Review of literature on pathogenesis, clinical and therapeutic data through PubMed® processing (up to January 2009).

Results

The mean age at diagnosis is 59 years. Complications frequently reveal EATL. Refractory CD (RCD), which is considered as a low-grade intra-epithelial lymphoma, is now well recognized as the possible intermediate between CD and high grade EATL. Median survival is 7 months, whatever disease stage, and 5-year survival remains below 20%. The poor prognosis of EATL is related to frequent disseminated stage of the disease (50%) at diagnosis, multi-stage intestinal involvement (50%), poor performance status and malnutrition, high frequency of complications (cachexia, infections, intestinal perforation, bleeding, obstruction), which delay chemotherapy and chemo-resistance. No treatment is reported to be effective and validated. Prevention of complications using surgery is controversial and results of chemotherapy are disappointing. The use of the classical CHOP chemotherapy regimen is still associated with a poor prognosis. High-dose chemotherapy with autologous hematopoietic stem cell transplantation may improve prognosis particularly for localized diseases. Allogenous bone marrow transplantation has not yet been evaluated in this indication. One third of patients are not suitable for treatment and die within 3 months. Among treated patients, half stop chemotherapy due to failure, adverse events and complications.

Conclusion

Prognosis improvement needs collaborative efforts in order to generate a national registry, to evaluate innovative diagnosis and therapeutic strategies and to define prognosis factors.

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