Publicité

Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Densité énergétique et prise alimentaire

Energy density and food intake

Doi : 10.1016/j.cnd.2010.02.006 

France Bellisle

Voir les affiliations

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L'accès au texte intégral de ce chapitre nécessite l'achat du livre ou l'achat du chapitre.

pages 5
Iconographies 0
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

La notion de la densité énergétique (DE) est issue des efforts pour comprendre les différences de pouvoir satiétogène de différents aliments. La DE d’un aliment correspond à sa charge énergétique par unité de poids (ou de volume). On peut définir la DE d’un repas ou de l’alimentation globale selon le même principe (énergie/poids), cependant le rôle des liquides est difficile à prendre en compte. Un aliment de forte DE apporte beaucoup d’énergie sous un petit volume et est donc relativement peu rassasiant ; inversement un aliment de faible DE apporte peu d’énergie sous un grand volume qui remplit bien l’estomac : il est donc plus rassasiant. À court terme, la ration énergétique d’un repas ou d’une journée est corrélée de façon très étroite avec la DE des aliments consommés au repas ou ce jour-là. À plus long terme, la corrélation devient plus floue. Les résultats d’études transversales ne concordent pas quant à l’existence d’une relation entre la DE de l’alimentation habituelle et la corpulence. Plusieurs ne rapportent pas de corrélation, peut-être à cause de difficultés méthodologiques (sous-déclaration) ou à cause de mécanismes de compensation qui interviennent dans la régulation du bilan d’énergie. Cependant plusieurs indications obtenues soit en laboratoire soit en milieu naturel suggèrent que la surcharge pondérale puisse être associée à une alimentation de forte DE. De très récentes études montrent que les conseils donnés pour faire diminuer la DE de l’alimentation chez des sujets au régime permettent de favoriser une perte de poids à moyen terme (quelques mois). Ces conseils sont essentiellement de deux ordres : limiter les apports en lipides et augmenter la consommation de fruits et légumes. Il n’y a donc rien de bien nouveau dans cette approche, sinon de savoir que l’on peut effectivement manger plus (en volume) tout en ingérant moins d’énergie.


Mots clés : Densité énergétique, Rassasiement, Contrôle de la prise alimentaire, Régulation énergétique, Contrôle pondéral

Plan


 Texte issu d’une conférence de l’auteur à la 50e Journée annuelle de nutrition et de diététique à Paris en janvier 2010.


© 2010  Société française de nutrition. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer

Vol 45 - N° 4

P. 169-173 - septembre 2010 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Congrès et manifestations
| Article suivant Article suivant
  • Calories perçues : l’impact du marketing
  • Pierre Chandon

Bienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.

Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

Publicité