Coût de l’interruption volontaire de grossesse pour un établissement public de santé en France : enjeux et problématique d’une activité mal déclarée
Voluntary abortion cost in France and prospective payment system: To raise the issue of so many misstatements
J.-F. Betala Belinga a
, A. Valence a, A. Zaccabri b, J. Fresson a
Résumé
But
À l’ère de la tarification à l’activité, l’interruption volontaire de grossesse (IVG) demeure valorisée par un forfait et non par un tarif issu d’une étude de coût. Nous avons voulu mesurer son coût réel au sein d’un établissement de santé public en le comparant à la valorisation d’une prise en charge similaire : celle d’une grossesse arrêtée ayant nécessité une prise en charge instrumentale ambulatoire.
Matériels et méthodes
Cette étude a eu lieu en 2008 dans un établissement public de taille moyenne. Le type de description est une IVG ambulatoire de moins de 12heures. Les règles d’affectations des charges et des recettes suivent les recommandations de la mission d’expertise et d’audit hospitalier. Le coût retrouvé est comparé au forfait de l’IVG et à la valorisation d’une fausse couche spontanée.
Résultats
Une IVG coûte 562 € pour un forfait de 286,86 €. Une fausse couche spontanée ambulatoire est valorisée 645 €. Ces résultats relèvent une moins bonne valorisation de l’IVG en comparaison d’une activité similaire en termes de consommation de ressources.
Conclusion
L’IVG devrait être valorisée sur la base d’un tarif déduit d’une étude des coûts.
Mots clés : Avortement, Coût, Tarification à l’activité, France, Forfait
Plan
Vol 39 - N° 7
P. 549-553 - novembre 2010 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
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