« Piroplasmoses » canines en France
G. Bourdoiseau a
: Docteur vétérinaire, Professeur de parasitologie-maladies parasitaires, Diplômé EVPC, J.-P. Pagès b : Docteur vétérinaire, Diplômé ECVIM
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Résumé
Les « piroplasmoses » du chien regroupent les babésioses (au sens strict dues à diverses espèces du genre Babesia) et une theileriose (due au genre Theileria) ; elles constituent toujours une préoccupation médicale majeure, d'autant qu'elles s'étendent géographiquement à partir des zones d'endémie habituelles. La pathogénie est complexe et fait appel à des mécanismes variés : l'hémolyse intravasculaire et extravasculaire ; l'adhérence hématies - endothélium ; la production de complexes immuns et d'autoanticorps ; le choc. La babésiose rassemble à la fois des manifestations « classiques » (fièvre, anémie, urines modifiées, parfois ictère) mais aussi, et de façon plus fréquente, des signes moins évocateurs (digestifs, cutanés, vasculaires, hémorragiques, locomoteurs, rénaux et oculaires, etc.). Les lésions rénales sont celles d'une glomérulonéphrite de bon pronostic, exceptée la forme aiguë due au choc et aux hémolyses massives. Le diagnostic repose habituellement sur la mise en évidence du parasite sur un frottis de sang après coloration. Le traitement fait appel à l'imidocarbe, associé à un traitement symptomatique correcteur des troubles hydroélectrolytiques et acidobasiques ; la transfusion est réservée aux états d'anémie grave et d'ictère. La prophylaxie repose sur l'utilisation de vaccins et la lutte contre les tiques vectrices. La theileriose, actuellement non décrite en France, peut potentiellement y être observée.
Mots clés : Babesia, Theileria, Anémie, Fièvre, Hémolyse, Tique
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