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Changer d’antidépresseur : quand, comment, pourquoi ?

Switch antidepressants: When? How? Why?

Doi : 10.1016/j.encep.2010.06.008 

D. Gourion a  , A. Galinowski b, L. Baraille c, H. Picard c

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Résumé

Le switch est communément admis comme une des options à notre disposition en cas d’échec d’un traitement antidépresseur, cependant des incertitudes existent quant à sa mise en œuvre : quel délai respecter avant de switcher, faut-il effectuer un switch direct ou progressif, faut-il changer de classe, comment minimiser le risque d’interactions ? La revue de la littérature montre qu’il est recommandé d’attendre quatre à huit semaines avant de changer de traitement si la réponse reste insuffisante. Un switch précoce est cependant possible en cas d’absence totale de réponse à deux et quatre semaines. Le changement de classe thérapeutique est le plus logique en cas d’absence de réponse et pourrait être légèrement plus efficace que le switch au sein d’une même classe. Le switch direct est possible et bien toléré dans de nombreux cas, à l’exclusion des situations faisant intervenir un IMAO ou un antidépresseur tricyclique. Le switch augmente les chances de réussite du traitement et permet de minimiser les effets indésirables par rapport à la polymédication. Les recherches actuelles sur la physiopathologie de la dépression et les mécanismes d’action des médicaments font espérer de nouvelles perspectives de prise en charge des patients.


Mots clés : Antidépresseur, Switch, Réponse, Dépression réfractaire

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Vol 37 - N° S1

P. S50-S57 - mai 2011 Retour au numéro
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