Traitement des infections digestives à Clostridium difficile : anciennes et nouvelles approches
Treatment of Clostridium difficile infections: Old and new approaches
F. Barbut a
b
, J.-L. Meynard c, C. Eckert b
| pages | 13 |
| Iconographies | 3 |
| Vidéos | 0 |
| Autres | 0 |
Résumé
Clostridium difficile est une des causes majeures de diarrhées associées aux soins. Ces dernières années ont été marquées par la dissémination mondiale d’une souche épidémique responsable d’infections sévères et d’une mortalité plus importante. Par ailleurs, le traitement de première intention par métronidazole semble être moins efficace qu’auparavant. Des recommandations américaines et européennes pour le traitement des infections à C. difficile (ICD) ont été récemment publiées. Le métronidazole (500mg 3×/j, 10–14j) per os reste toujours la molécule de choix pour le traitement des formes peu à modérément sévères d’ICD. La vancomycine (125mg 4×/j, 10–14j) per os (ou par voie rectale en cas d’iléus) est réservée aux formes sévères d’infections. La chirurgie (colectomie) doit être envisagée en cas de patient présentant des complications (mégacôlon, choc septique…). Le traitement de la première récidive est identique au traitement de l’épisode initial. Il n’y pas de consensus pour le traitement des récidives multiples mais l’administration de doses dégressives et intermittentes de vancomycine est une stratégie fréquemment utilisée. De nouveaux traitements telles la fidaxomixine, l’immunothérapie passive ou la vaccination sont en cours d’évaluation.
Mots clés : Clostridium difficile, Diarrhée, Colite, Antibiotiques, Traitement
Plan
Vol 13 - N° 2
P. 74-86 - juin 2011 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.
Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.
L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.
Déjà abonné à cette revue ?

