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Utilisation des biomarqueurs du LCR dans le diagnostic de la maladie d’Alzheimer en pratique clinique

Use of CSF biomarkers in the diagnosis of Alzheimer’s disease in clinical practice

Doi : 10.1016/j.neurol.2010.10.007 

L. Koric a  , O. Felician a b, M. Ceccaldi a b

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Résumé

Introduction

Le diagnostic de maladie d’Alzheimer (MA) repose actuellement sur des critères cliniques, axés sur la présence d’un syndrome amnésique évocateur d’un dysfonctionnement temporal interne. Depuis quelques années, la possibilité de doser dans le LCR les protéines directement impliquées dans la physiopathologie de la MA offre des perspectives diagnostiques nouvelles. Un profil suggestif de MA a été défini, caractérisé par une diminution du peptide bêta-amyloïde, combiné à une augmentation de la protéine Tau et de sa fraction phosphorylée.

État des connaissances

Les données de la littérature indiquent que, dans les formes usuelles de MA satisfaisant les critères cliniques en vigueur, la valeur ajoutée de l’utilisation des biomarqueurs reste modeste. En revanche, ils semblent endosser une meilleure valeur prédictive chez les patients jeunes (avant l’âge de 65 ans), notamment dans les formes atypiques où les perturbations inaugurales sont de nature non mnésique (visuelles, linguistiques ou comportementales). De plus, du fait de leur relation étroite avec le processus pathologique, ils peuvent apporter des informations pronostiques utiles sur l’agressivité de la maladie.

Conclusion et perspectives

Ainsi, la réalisation des biomarqueurs du LCR en pratique clinique doit principalement être indiquée dans le bilan de troubles cognitifs du sujet jeune, en particulier lorsque les premières manifestations sont de nature non mnésique. Leur développement offre cependant de multiples perspectives dans les champs de la recherche clinique et thérapeutique.

Abstract

Introduction

The diagnosis of Alzheimer’s disease (AD) currently relies on clinical criteria that are primarily based on the presence of an amnestic syndrome of the mesial temporal lobe type. In recent years, new diagnostic tools have been developed, such as the possibility of measuring a set of proteins directly involved in the pathophysiological process of AD. A profile suggestive of AD has been defined, characterized by decreased beta-amyloid peptide, combined with increased Tau protein and phopho-Tau.

State of knowledge

According to current data available in the medical literature, the potential usefulness of CSF biomarkers in the common forms of AD fulfilling usual clinical criteria remains modest. In contrast however, they could be of significant help in the diagnosis of early-onset AD, in particular in atypical forms with prominent non-memory impairment (involving vision, language or behavior). In addition, due to their close relationship with the pathological process, they bring useful prognosis information upon the aggressiveness of the disease.

Conclusion and perspective

Taken together, in the current state of knowledge, use of CSF biomarkers in clinical practice should first be recommended for the assessment of early-onset cognitive disturbances, in particular when initial symptoms are of a non-memory type. Their development, however, offers new avenues in the fields of clinical and pharmacological research.


Mots clés : Maladie d’Alzheimer, Début précoce, Début focal, Biomarqueurs, Diagnostic différentiel, LCR

Keywords : Alzheimer’s disease, Early onset, Focal onset, Biomarker, Differential diagnosis, CSF


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Vol 167 - N° 6-7

P. 474-484 - juin 2011 Retour au numéro
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