Publicité

Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Épidémie d’infections cutanées à Staphylococcus aureus porteur des gènes codant la leucocidine de Panton-Valentine en milieu scolaire et familial

Outbreak of skin infections due to Staphylococcus aureus carrying Panton-Valentine leukocidin genes in pupils and their relatives

Doi : 10.1016/j.medmal.2010.12.017 

N. Carré a  , N. Herbreteau b, N. Askeur b, J.-P. Dabas c,  F.Sillam b, C. Pinchon c, M. Bes d e, A. Tristan d e, F. Vandenesch d e

Voir les affiliations

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L'accès au texte intégral de ce chapitre nécessite l'achat du livre ou l'achat du chapitre.

pages 8
Iconographies 2
Vidéos 0
Autres 0

Résumé

Objectifs

Décrire, sur deux ans, une épidémie d’infections cutanées à Staphylococcus aureus porteurs des gènes codant la leucocidine de Panton-Valentine (Sa PVL(+)) en milieu scolaire. La prévalence d’une colonisation nasale a été estimée dans les familles où survenaient de nouvelles infections cutanées malgré les mesures de contrôles et de prévention.

Patients et méthodes

En octobre 2006, après un signalement d’abcès et furoncles à Sa PVL(+) dans une école élémentaire, une recherche rétrospective des infections cutanées évocatrices d’un Sa ainsi que la surveillance et le traitement de nouvelles infections survenant chez les élèves et dans leur entourage familial étaient effectués. Après un premier dépistage systématique d’une colonisation nasale à Sa PVL(+), des dépistages supplémentaires ont été réalisés dans les familles où survenaient de nouvelles infections cutanées.

Résultats

Au 31 octobre 2008, 53 personnes répartis dans 30 familles avaient développé 69 infections cutanées en quatre vagues successives d’ampleur décroissante. L’incidence cumulée d’une première infection cutanée était de 34,6 % en classe primaire, de 21,3 % en classe maternelle et de 6,5 % dans l’entourage familial des élèves. Plusieurs cas ont été signalés dans 13 familles, les sept membres d’un foyer familial ayant développé une ou plusieurs infections cutanées au cours du suivi. La fréquence d’une colonisation nasale variait de 14,1 % à 19,5 % au cours des dépistages successifs.

Conclusion

Le signalement précoce des cas groupés d’infections cutanées à Sa PVL(+) est nécessaire pour renforcer l’efficacité des mesures d’hygiène et de prévention et limiter ainsi le risque de voir l’épidémie perdurer.


Mots clés : Leucocidine de Panton-Valentine, Épidémie, Écoliers, Familles

Plan


© 2011  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer

Vol 41 - N° 7

P. 364-371 - juillet 2011 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Determinants of vaccination coverage for children and teenagers
  • B. Laval, P. Fascia, X. Gocko, J. Feuillet, F. Lucht
| Article suivant Article suivant
  • Épidémiologie de la tuberculose en France en 2008
  • D. Che, D. Antoine

Bienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.

Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à cette revue ?

Publicité