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Dyslipidémies

[19-0110]
Jean-Marcel Brun : Professeur des Universités, praticien hospitalier, chef de service
Sabine Rudoni : Chef de clinique-assistant
Service d'endocrinologie, diabétologie, maladies métaboliques, centre hospitalier universitaire de Dijon, hôpital du Bocage-Sud, 2, boulevard du Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, BP 1542, 21034 Dijon cedex France

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Angéiologie

Résumé

De nombreuses études épidémiologiques ont montré le rôle athérogène des lipoprotéines de basse densité (low density lipoproteins [LDL]), en particulier sous leurs formes oxydées. Dans la plupart des hypercholestérolémies, l'augmentation du taux des LDL s'accompagne d'une diminution des lipoprotéines de haute densité (hight density lipoproteins [HDL]), dont le pouvoir protecteur vis-à-vis de l'athérosclérose est bien admis. L'hypertriglycéridémie, par elle-même, mais aussi par l'hypo-HDL-émie et les anomalies qualitatives des LDL qui l'accompagnent, ainsi que les troubles de l'hémostase induits, est un facteur de risque vasculaire qu'il faut également prendre en compte. D'autres marqueurs de risque, tels que la présence en excès de la lipoprotéine (Lp[a]), et l'hyperlipidémie postprandiale peuvent jouer un rôle dans l'athérothrombogenèse. Enfin, l'existence de facteurs de risque associés, tels que le tabagisme, l'hypertension artérielle ou le diabète, aggravent considérablement le risque cardiovasculaire. Si les résultats des grandes études d'intervention primaire et secondaire ont nettement montré l'efficacité des hypolipidémiants dans la réduction du risque cardiovasculaire, nous ne devons pas ignorer les résultats intéressants des études d'intervention diététique. Si la communauté médicale est actuellement unanime pour traiter les hyperlipidémies en prévention secondaire et primaire, le problème auquel nous sommes confrontés est celui de la compliance du patient à un traitement qui doit être a priori pris à vie, et de l'assurance qu'un contrôle satisfaisant des paramètres lipidiques sera obtenu. En effet, plusieurs études indiquent que la prise en charge des hyperlipidémies reste médiocre. Une véritable éducation du patient hyperlipidémique s'avère indispensable non seulement pour lui permettre une application réaliste des conseils diététiques mais aussi pour obtenir sa motivation personnelle, seule garantie d'une compliance satisfaisante, au long cours. La prise en charge thérapeutique des patients hyperlipidémiques a pour objectif une prévention du risque vasculaire global. Elle doit ainsi tenir compte du type d'anomalie lipidique observé, mais aussi des autres facteurs de risque associés, dans le cadre d'une collaboration pluridisciplinaire.

Plan



© 1999  Elsevier, Paris. Tous droits réservés.

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