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Complications infectieuses et néoplasiques après transplantation rénale

[18-065-D-15]  - Doi : 10.1016/S1155-1917(05)41442-7 

G. Mourad a * , V. Garrigue a, S. Delmas a, I. Szwarc a, S. Deleuze a, J. Bismuth a, M. Bismuth b, M. Secondy c

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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC Néphrologie
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Résumé

Les formidables progrès dans le domaine de l'immunosuppression ont abouti à une amélioration spectaculaire de la survie des greffons, mais tout traitement immunosuppresseur soumet le receveur à un risque accru d'infection et de néoplasie. Chez le transplanté rénal, les infections du premier mois sont en général bactériennes (infection de paroi, pneumopathie, infection urinaire) alors que celles du deuxième au sixième mois peuvent être dues à des germes opportunistes : virales (Herpèsvirus et en particulier cytomégalovirus (CMV), bactériennes (Listeria, Nocardia, mycobactéries) ou fongiques (Candida, Pneumocystis carinii). Après le sixième mois, les pneumopathies et les infections urinaires sont fréquentes ; les patients les plus immunodéprimés et/ou ceux avec une fonction rénale altérée peuvent présenter des infections opportunistes. Depuis l'introduction de médicaments antiviraux efficaces (en particulier le ganciclovir, donné en prévention ou en traitement curatif de l'infection à CMV), la fréquence et la sévérité des infections virales ont nettement diminué. En revanche, la disponibilité d'agents immunosuppresseurs plus efficaces a favorisé l'émergence d'infections virales nouvelles, ne mettant pas en jeu le pronostic vital mais pouvant altérer la fonction du greffon, comme les infections à polyomavirus (néphrite à BK virus) ou à parvovirus B19. L'incidence des néoplasies est fortement augmentée chez le transplanté rénal : elle peut atteindre 40 % des patients après 20 ans de transplantation. La principale cause de ces cancers est l'infection chronique par des virus oncongènes : carcinomes cutanés liés aux papillomavirus, syndromes lymphoprolifératifs à l'Epstein-Barr virus et maladie de Kaposi à l'Herpèsvirus humain 8 (HHV-8). La surveillance systématique des virémies (HHV-8) chez les receveurs négatifs de donneurs positifs devrait permettre de prévenir des cancers viro-induits. Les règles générales de prévention anticancéreuse (arrêt du tabac, protection du soleil) et une surveillance systématique (dermatologique, gynécologique, digestive, etc.) sont fortement recommandées chez les transplantés.


Mots clés : Infections, Néoplasies, Cytomégalovirus, BK virus, Kaposi, Syndromes lymphoprolifératifs post-transplantation, Epithéliomas cutanés

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