Publicité

Médecine

Paramédical

Autres domaines

Table des matières S'abonner

Vulvodynies essentielles

[162-A-20]  - Doi : 10.1016/S0246-1064(11)43806-8  

E. Bois : Interne des Hôpitaux, C. Clément : Chef de clinique des Universités, assistant des Hôpitaux, O. Graesslin   : Professeur des Universités, praticien hospitalier

Voir les affiliations

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l’unité.

pages 8
Iconographies 6
Vidéos 0
Autres 1

Résumé

Motif fréquent de consultation, les vulvodynies sont une véritable source d'inconfort, se traduisant le plus souvent par une brûlure. On distingue actuellement des formes généralisées ou essentielles et des formes localisées, avec pour chacune d'elles un caractère spontané ou provoqué par le contact. Le diagnostic se fait après avoir éliminé une dermatose, une infection, un désordre anatomique, ou un trouble neurologique. L'examen clinique des patientes atteintes de vulvodynie est donc normal. La composante psychologique est certaine, difficile à accepter par la patiente. Les examens complémentaires sont utiles au départ, mais il faut éviter de les répéter trop souvent. La prise en charge est longue, souvent complexe du fait d'une physiopathologie encore peu connue. Elle doit être multidisciplinaire (somatique et psychologique) faisant appel aux gynécologue, psychothérapeute, sexologue et dermatologue. Chaque élément de la stratégie thérapeutique est proposé progressivement. Il est, dans tous les cas, important de reconnaître la maladie et de l'expliquer à la patiente. Les topiques locaux sont souvent proposés en première intention mais restent décevants. La rééducation pelvienne assistée de technique d'électrostimulation et de biofeedback est très utile en cas de vaginisme. Le traitement médical de la douleur repose sur les antidépresseurs tricycliques comme l'amitriptyline. Un recours à une psychothérapie comportementale et/ou analytique, ou une consultation auprès d'un sexologue permet d'effectuer un accompagnement avec la patiente. Le traitement chirurgical n'est proposé que de façon exceptionnelle après échec des traitements antérieurs et d'une bonne prise en charge psychosexuelle.


Mots clés : Douleur vulvaire, Vulvodynie, Brûlure vulvaire, Dyspareunie, Érythème vulvaire, Vestibulodynie


Plan



© 2011  Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Article précédent Article précédent
  • Algies pelviennes aiguës de la femme : orientation diagnostique et conduite à tenir
  • C. Huchon, S. Estrade-Huchon, T. Popowski, F. Toret, C. Chapron, A. Fauconnier
| Article suivant Article suivant
  • Dysfonctions sexuelles du couple
  • Gilbert Tordjman

Bienvenue sur EM-consulte,
la référence des professionnels de santé.

Plus de 500 000 articles médicaux,
paramédicaux et scientifiques vous attendent.

L'accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement ou un achat à l'unité.

Déjà abonné à ce traité ?

Publicité