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Vécu de la douleur postopératoire et résultats à long terme après chirurgie hémorroïdaire par anopexie

Doi : 10.1016/j.anchir.2006.01.003 

F. Pigot a  , M. Dao Quang b, A. Castinel a, F. Juguet a, D. Bouchard a, F.-A. Allaert c d, J. Bockle d

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Résumé

Buts de l'étude. - L'anopexie permet de traiter chirurgicalement la maladie hémorroïdaire, avec des suites moins douloureuses que l'hémorroïdectomie. Cette information importante à communiquer au patient, peut être source d'insatisfaction si la douleur vécue dépasse la douleur attendue. Évaluer la douleur et l'incapacité physique ressenties après anopexie par rapport à celles attendues. Évaluer les résultats fonctionnels en fonction des données pré- et peropératoires.

Résultats. - Soixante-huit malades consécutifs (56 hommes), d'âge moyen 51 ans (25-83) ont été inclus prospectivement. Les hémorroïdes étaient quatre fois de grade 2 (6 %), 52 de grade 3 (76 %) et 12 de grade 4 (18 %). La douleur postopératoire était égale ou moindre à celle attendue pour 85 %, avec une meilleure tolérance supérieure à 45 ans (p<0,05). L'incapacité physique était égale ou moindre à celle attendue pour 89 %. À 32 semaines des symptômes hémorroïdaires étaient rapportés par 23 %. Aucune caractéristique des malades, ni variation technique n'influençaient ce résultat. Des besoins pressants étaient décrits par 17 % des malades. Ces troubles de la continence étaient plus fréquents en cas de ligne d'agrafage inférieure à 6,5 mm de la ligne pectinée, taille de la collerette inférieure à 22 mm, hémorroïdes externes et fonction de l'opérateur.

Conclusion. - Une information pragmatique bien qu'imprécise sur la moindre douleur à attendre après anopexie n'expose pas à la déception des malades. Les résultats fonctionnels ne sont pas influencés par la technique opératoire. À l'inverse les troubles de la continence sont peu sévères, mais fréquents si la ligne d'agrafage est à moins de 6,5 mm de la ligne pectinée.


Mots clés : Hémorroïdes, Anopexie, Chirurgie, Évaluation

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Vol 131 - N° 4

P. 262-267 - avril 2006 Retour au numéro
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