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Fracture de la diaphyse fémorale de l'adulte

[14-078-A-10]  - Doi : 10.1016/S0246-0521(06)40322-3  

F. Bonnomet a   : Professeur des Universités, praticien hospitalier, P. Clavert a b : Maître de conférences des universités, praticien hospitalier, J.-M. Cognet a : Praticien hospitalier

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Résumé

La fracture de la diaphyse fémorale est un grand classique de la traumatologie. Elle touche en particulier le sujet jeune, de sexe masculin, volontiers au décours d'un traumatisme routier violent et dans un contexte polytraumatologique fréquent. Dans ce cas, les lésions osseuses, viscérales, thoraciques et neurocérébrales fréquemment associées déterminent le pronostic et la prise en charge de la fracture entre dans un contexte pluridisciplinaire. On la rencontre aussi chez le sujet âgé, plutôt de sexe féminin. Elle survient dans ce contexte à la suite d'une simple chute et est alors volontiers isolée. Dans ce contexte gériatrique, comme pour les fractures de l'extrémité supérieure du fémur, c'est l'état médical et mental initial qui détermine le pronostic et la qualité osseuse qui dicte les indications thérapeutiques. Quel que soit le sujet concerné, l'abondant réservoir en particules graisseuses que constitue la vaste cavité médullaire fémorale et la richesse du système veineux intramédullaire favorisent l'embolisation graisseuse dans la circulation veineuse pouvant entraîner la constitution d'un véritable syndrome d'embolie graisseuse, conduisant alors à une défaillance respiratoire, cardiaque puis multiviscérale. La prévention de la survenue d'un tel syndrome est un élément déterminant dans la prise en charge du patient. Le traitement de la fracture de la diaphyse fémorale est chirurgical et fait appel le plus souvent à l'enclouage centromédullaire antérograde, technique mise au point il y a plus de 60 ans par Gerhard Künscher et dont la popularité à travers le monde tient beaucoup aux possibilités de verrouillage développées à Strasbourg par Arsène Grosse et Ivan Kempf en 1978. Mais des techniques nouvelles apparaissent comme l'enclouage rétrograde, utile dans les fractures du fémur distal, ou l'ostéosynthèse par plaque à vis bloquées dont les qualités mécaniques nettement supérieures aux plaques conventionnelles et les possibilités d'implantation par des techniques mini-invasives semblent prometteuses, notamment chez le sujet âgé.


Mots clés : Fracture de la diaphyse fémorale, Embolie graisseuse, Polytraumatisme, Enclouage centromédullaire, Ostéosynthèse par plaque, Chirurgie mini-invasive

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