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Nickel et composés

[16-004-A-10]  - Doi : 10.1016/S1155-1925(07)44477-9 

P. Hoet 

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Résumé

Le nickel, métal ubiquitaire, est utilisé dans l'acier inoxydable et de nombreux alliages (ferreux et non ferreux), pour le nickelage, ou encore la fabrication de batteries. Dans la population générale, non fumeuse, l'alimentation est la principale source d'absorption du nickel. En milieu professionnel, la principale voie de pénétration dans l'organisme est inhalatoire. Le taux d'absorption pulmonaire dépend essentiellement de la solubilité des dérivés et du diamètre aérodynamique des particules ; de façon schématique, les dérivés peu solubles sont retenus dans les poumons et les dérivés solubles sont rapidement absorbés et éliminés dans les urines. L'absorption systémique du nickel ne doit pas nécessairement être considérée comme un facteur critique en ce qui concerne les risques pour la santé. En effet, l'absorption percutanée du nickel est quantitativement mineure, mais c'est la voie d'exposition la plus significative pour l'effet néfaste le plus communément rapporté : la dermatite allergique, résultant essentiellement de l'action locale du nickel. Le nickel est l'allergène cutané le plus courant. Lors de l'inhalation, la rétention dans les voies respiratoires est également plus importante en termes de toxicité que l'absorption systémique, l'inhalation de certains composés du nickel pouvant causer le cancer du poumon, voire des fosses nasales. Le potentiel cancérogène du nickel varie en fonction de la spéciation des composés et de leur solubilité, mais on ne sait toujours pas avec certitude quels composés présentent un risque. L'exposition professionnelle aux composés peu solubles, particulièrement l'oxyde et le sous-sulfure de nickel, a été rendue responsable du développement de cancers du poumon et des cavités nasales. Certaines opérations engendrant une exposition aux composés solubles sont cependant également mises en cause. Il n'y a pas d'argument épidémiologique en faveur d'un effet cancérogène du nickel métallique. Il n'y a pas d'évidence d'un risque cancérogène suite à l'exposition orale au nickel. Le nickel tétracarbonyle présente une toxicité aiguë particulièrement élevée.


Mots clés : Métal, Nickel, Nickel tétracarbonyle, Sensibilisation, Dermatite allergique, Cancer, Toxicocinétique

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