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Suivi thérapeutique pharmacologique de la carbamazépine - 16/05/07

[90-45-0095]
Marie-José Royer-Morrot : Maître de conférences des Universités, praticien hospitalier
service de pharmacologie-toxicologie, centre hospitalier universitaire de Nancy, 29, avenue de Lattre-de-Tassigny, 54035 Nancy cedex France
Elisabeth Rey : Maître de conférences des Universités, praticien hospitalier
service de pharmacologie périnatale et pédiatrique, hôpital Saint-Vincent-de-Paul, 82, avenue Denfert-Rochereau, 75674 Paris cedex 4 France
Jean-Claude Alvarez : Maître de conférence des Universités, praticien hospitalier
laboratoire de pharmacologie-toxicologie, centre hospitalier universitaire Raymond-Poincaré (AP-HP), 104, boulevard Raymond-Poincaré, 92380 Garches  France

Résumé

La carbamazépine est indiquée dans le traitement des épilepsies partielles ou généralisées de l'enfant ou de l'adulte, des psychoses maniacodépressives et des douleurs neuropathiques de l'adulte. Son STP est justifié par une grande variabilité intra-individuelle à moyen terme (auto-induction de son métabolisme) et interindividuelle, en fonction de facteurs physiologiques, pharmacologiques (nombreuses interactions médicamenteuses) ou pathologiques. Les relations concentrations-effets sont faibles, mais le surdosage se traduit par des effets toxiques neurologiques centraux et périphériques (neuromusculaires), cardiovasculaires ou respiratoires, potentiellement graves.

La pharmacocinétique de la carbamazépine est caractérisée par une absorption digestive très variable, un métabolisme de phase I auto-inductible, donnant des métabolites multiples, en particulier le 10,11 époxycarbamazépine (métabolite majeur) pharmacologiquement actif.

Une fois atteint l'état d'équilibre des concentrations (2-4 semaines après le début du traitement ou 4-5 jours après une modification de posologie), le STP est basé sur la mesure de la concentration résiduelle (Cmin) de carbamazépine dans le sérum ou le plasma, par méthodes immunologiques ou chromatographiques (ces dernières permettant également le dosage du métabolite époxy actif). Les zones thérapeutiques communément admises sont de 6-12 mg/l en monothérapie et 4-8 mg/l en polythérapie antiépileptique. Les effets secondaires apparaissent généralement quand Cmin > 12 mg/l en monothérapie, et Cmin > 8 mg/l en polythérapie.

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